"VOTRE PASSEPORT COUPLE..."
CHRONIQUE du 25 MAI 2012
CHRONIQUE DU 20 JANVIER 2012
Je vous propose en cette année 2012 de visiter la dépendance affective! Grand sujet qui n’a pas d’âge… J’ai découvert voilà quelques années que bien à mon insu je souffrais de ce mal, je dirais même de cette souffrance. Je crois que pour guérir de cette plaie, les 3 étapes que propose Claudia Rainville sont d’une redoutable efficacité - voir le lien suivant :
Ce test proposé vous aidera à franchir la première étape qui est la prise de conscience. Croyez-moi sur parole cet exercice n’est pas facile, car cette évidence pour beaucoup d’entre nous se terre profondément dans notre subconscient.
J’aurais dû me douter après ma séparation que ma recherche vitale d’un autre partenaire à tout prix était suspecte… que toutes mes péripéties et le non-respect de mes besoins afin de garder un « chum » étaient injustifiables... Le premier pas s’est fait lorsque j’ai compris qu’il valait mieux être seule que mal accompagné!
Par la suite, en 2005, je me choisis et pars sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle, bien décidé à garder le célibat afin de me retrouver. 30 jours après le départ du Puy en Velay, en France, ma rencontre avec Thierry est incontournable, malgré nos bonnes résolutions il nous est forcé d’admettre que la vie nous offre de continuer notre dé« marche » ensemble. À cette étape de ma vie, je n’ai encore aucune conscience de ma dépendance.
Notre retour en 2006 sur le chemin de St-Jacques, mais cette fois-ci de Vézelay, en France, sera déterminante pour éclairer ma lanterne sur cet état de fait, c’est-à-dire, que ma soif d’amour est incommensurable! C’est un banal mal de mollet persistant qui m’a enfin mis la puce à l’oreille. Lorsque je raconte à Thierry, que j’ai mal au muscle des mollets, il me dit simplement que cela est dû au fait que je marche trop vite pour mes capacités. Évidemment, je ne suis pas d’accord avec lui, je lui dis que je marche toujours à la même vitesse! Ayant le temps de cogiter pendant nos longues heures de marche, l’évidence et tous les événements précédents (je marche toujours devant ou presque, lorsque je suis derrière lui il m’arrive de paniquer lorsque je ne le vois plus et assurément lorsque qu’il prend de l’avance je cours ou du moins marche beaucoup plus rapidement d’où mes problèmes…) allument enfin un début de prise de conscience. Après bien des kilomètres je passe à la deuxième étape qui est l’acceptation de la prise de conscience : je suis une dépendante affective ! Je vous laisse faire le test et nous en rediscuterons par la suite. Pour la troisième étape : je passe à l’action, je vous proposerai quelques outils efficaces afin de retrouver votre autonomie affective. Bon test…
En amour comme en gastronomie, il y a ceux qui se nourrissent d’un rien et les insatiables. Et vous, êtes-vous un peu, beaucoup, passionnément accro? Un test pour vous découvrir gourmet, gourmand ou boulimique de l’affect.
Nous avons tous besoin d’amour: les nourritures affectives sont indispensables au développement harmonieux de l’enfant ainsi qu'à l’équilibre quotidien de l’adulte. Mais en amour comme en gastronomie, il y a de gros mangeurs et de petits estomacs. Il y a aussi des dérapages et de véritables tendances boulimiques ou anorexiques en matière d’affection. Et vous, où en êtes-vous avec votre besoin d'amour? Un peu? Beaucoup? Passionnément? Nous vous proposons dix-huit questions pour faire un petit bilan à ce sujet... Pour chacune d’elle choisissez une seule réponse parmi les trois proposées. Si aucune des réponses ne vous correspond parfaitement, optez alors pour celle qui est la plus proche de votre point de vue actuel ou habituel. Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses. Ne passez pas trop de temps sur chaque question, fiez-vous à votre premier mouvement. Et n’oubliez pas: plus vous aurez été sincère dans vos réponses, plus les résultats seront fiables.
1. Quelqu’un que vous aimez bien vous dit qu’il vous apprécie beaucoup:
n Cela vous fait plaisir, y repenser vous donne des ailes pour la journée.
l Cela vous suffit, vous êtes tranquille pour un moment,
vous pouvez passer à autre chose.
u Cela vous fait un bien immense,
et vous aimeriez qu’on vous le redise, là, tout de suite.
2. Vous faites mieux l’amour si :
n Vous venez de connaître une belle réussite dans votre travail,
vous êtes galvanisé(e).
u Vous venez de passer une soirée en tête à tête dans une
ambiance pleine de tendresse, vous êtes sécurisé(e).
l Vous venez de retrouver votre partenaire après une séparation, vous êtes affamé(e).
3. Un proche vous critique:
u Vous êtes très troublé(e)
et vous avez l’impression qu’il ne vous aime plus.
l Vous êtes très agacé(e) et vous avez l'impression qu'il se mêle
de ce qui ne le regarde pas.
n Vous êtes très énervé(e) et vous avez l’impression
qu'il ne fait pas assez d’efforts pour vous comprendre.
4. Une question que vous vous posez souvent
par rapport à votre couple:
u Est-ce qu'il (elle) m'aime « vraiment» ?
n Est-ce que je me sens mieux depuis que je vis en couple?
l Est-ce que je ne renonce pas à trop de choses pour mon couple?
5. Vous avez organisé une soirée entre amis.
Votre souci principal :
l Mettre les invités à l’aise pour qu’ils se sentent comme chez eux.
u Vérifier que personne ne manque de rien
ni ne reste tout seul dans son coin.
n Faire en sorte que la conversation à table soit intéressante.
6. Une épitaphe sur votre tombe (c’est pour dans longtemps, bien sûr…)
u « Il (elle) a été aimé(e) de tous. »
l « C’était un être libre. »
n « Il (elle) nous a tant donné et tant appris.»
7. En amitié:
n Vous aimez retrouver vos amis, ce qui veut dire que vous êtes
capable par moments de les oublier ou de vous en éloigner.
l Vous n'avez pas besoin de voir souvent vos amis pour que
votre amitié perdure. Savoir qu'ils existent vous suffit.
u Vous avez besoin de voir souvent vos amis ou, au moins, de
passer de longs moments avec eux au téléphone.
8. Votre maxime préférée :
u « Il n'y a pas d'amour, il n'y
a que des preuves d'amour» (Jean Cocteau).
n «J'étais tellement amoureux que, dans le taxi,
j’oubliais de regarder le compteur » (Woody Allen).
l «Amour: folie temporaire que l’on peut guérir par le mariage »
(Ambrose Bierce).
9. Vous dirigez une équipe et vous avez une mauvaise nouvelle
à annoncer à vos collaborateurs :
u Vous vous faites pas mal de souci, vous avez tendance à repousser le moment et vous vous demandez: « Comment vont-ils le prendre? »
n Vous réfléchissez beaucoup à la manière dont vous allez l’annoncer,
et vous vous demandez: « Comment leur expliquer ça? »
l Vous préférez dire les choses, le plus tôt possible, vous n'êtes!
pas vraiment à l’aise, mais vous évitez de vous poser trop de questions.
10. Ce que vous reproche votre conjoint:
l « Tu ne me dis jamais que tu m’aimes.»
u « Tu as toujours besoin que je te dise que je t'aime. »
n «Tu ne penses qu’à toi.»
11. Un collègue de travail aurait dit du mal de vous:
u Vous allez vite enquêter pour vérifier ce qui se passe.
l Vous attendez la suite avec une certaine vigilance.
n Vous allez le trouver pour vous expliquer.
12. Ce que vous vous dites quand vous allez mal:
n « Je n’intéresse personne... »
u « Personne ne m’aime! »
l « Je me laisse bouffer par le quotidien…»
13. Si vous étiez une star:
l Vous adoreriez avoir une existence secrète et mystérieuse.
u Vous adoreriez être reconnu(e) dans la rue et avoir des clubs de fans.
n Vous adoreriez être à la une des médias
et donner des conférences de presse.
14. Après une scène de ménage:
u Vous pleurez.
l Vous partez.
n Vous boudez.
15. Vous venez d'être nommé(e) chef.
Un geste pour vos nouveaux collaborateurs:
l Vous offrez à tout le monde une petite augmentation.
u Vous prenez le temps de recevoir et
d’écouter chacun d’eux en tête à tête.
n Vous organisez une semaine de séminaire festif.
16. La pire des choses dans un couple :
u Être plaqué(e)
n Être trompé(e)
l Être étouffé(e)
17. Des amis vous confient leur rejeton à garder pour le week-end. Vous préféreriez :
n Un petit génie avec qui jouer aux échecs.
u Un tout petit bébé à pouponner.
l Un ado avec sa GameBoy.
18. Ce que vous préférez entendre :
u « Je t’aime et je veux rester près de toi. »
n « Je t’admire et j’ai besoin de toi. »
l « Je te fais confiance même si tu es loin de moi. »
VOTRE TOTAL :
u _____
n _____
l _____
CHRONIQUES du 27 janvier 2012
Comment analyser vos réponses ?
Chacune de vos réponses
vous aura donné des points pour l’un des trois profils suivant :
u Vous avez un peu besoin d’amour, et
vous êtes relativement autonome dans ce domaine.
n Vous avez besoin de beaucoup d’amour, et vous marchez à l’affectif.
l Vous avez passionnément besoin d’amour,
votre soif en la matière est très importante. Vous êtes dépendant(e).
Vous pouvez obtenir entre 0 et 18 points
pour chacun des profils : autonome, affectif, dépendant.
aDe 0 à 4 points: ce n’est pas de vous dont on parle
aEntre 5 et 10 points: vous êtes concerné(e) dans certains domaines
ou à certains moments de votre vie affective. Lesquels ?
aDe 11 à 18 points: vous appartenez nettement à la catégorie
décrite; lisez, réfléchissez, vous êtes cerné(e)...
Vous pouvez appartenir à deux catégories en fonction du domaine de votre vie affective: sentimentale, amicale, familiale, sociale.

Votre besoin d’amour est réel, mais limité. Vous êtes capable de vous passer de manifestations d’affection et de tendresse, du moment que cette pénurie ne dure pas longtemps: si vous étiez une voiture, on dirait que vous avez une grande autonomie affective entre deux pleins de gratifications. Savoir qu’une ou plusieurs personnes vous aiment et pensent à vous, cela vous suffit. Vous n’avez pas besoin de les voir, de les toucher; de leur parler tous les jours, encore moins de les entendre vous rappeler leur amour. L’amour vous sert de sécurité, de base arrière pour explorer le monde et conduire votre vie, mais il faut que ce soit un bagage léger et peu contraignant. Cela vous confère incontestablement de nobles qualités: vous n’êtes ni envahissant(e), ni exigeant(e), ni possessif(ve). Vous êtes capable de vous placer au-dessus de la mêlée, de prendre du recul, d’avoir un vrai sens de la justice et de la vérité. Mais vous avez aussi quelques défauts, rédhibitoires (qui constitue un obstacle absolu, une gêne irrémédiable) aux yeux des grands affectifs: vous n’êtes pas très à l’aise dans l’intimité, encore moins pour exprimer vos sentiments. Ce qui vous pose parfois problème dans votre vie sentimentale ou familiale, avec votre conjoint ou vos enfants: il vous semble que votre amour pour eux doit forcément se voir et se sentir, ou ce n’est pas toujours leur avis. Lorsqu’elles vous en veulent, les personnes de votre entourage vous reprochent votre froideur et vos blocages. Alors, un petit effort pour exprimer vos émotions positives. Ce n’est pas si dangereux.

Votre besoin d'amour est important: « J’aime que l’on m’aime » pourrait être votre devise. Vous ne pouvez concevoir de vivre sans amour, quel que soit le domaine. Au travail, avec vos proches, vous avez besoin de vous sentir dans une atmosphère d'émotions positives. C’est seulement comme cela que vous pouvez vous sentir heureux(se) et efficace. Cela fait de vous quelqu'un d’agréable à côtoyer: vous avez le souci des autres comme vous souhaitez qu’on l’ait de vous. Votre besoin de popularité vous pousse volontiers à l’altruisme. Mais vous pouvez, tout aussi facilement, prendre la tête des groupes dans lesquels vous évoluez, tant votre capacité à solidariser et à mettre de « bonnes vibrations » est grande. Pourtant, vous avez, pour les mêmes raisons, quelques défauts: votre besoin effréné de reconnaissance peut vous pousser à la nécessité de séduire et de plaire, et à une certaine instabilité. Du charisme à l’égoïsme, il n’y a qu'un pas. Lorsque vous allez mal, vous pouvez vous montrer exigeant(e), jaloux(se), capricieux(se); les psychiatres diraient « hystéro-narcissique ». Rappelez-vous que tout le monde n’est pas obligé de vous apprécier tout le temps ni pour tout ce que vous faites. Indifférence, neutralité et distance ont aussi leurs vertus.

Votre besoin d'être aimé(e) va très loin : jusqu’à la dépendance, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, c’est que si votre appétit est insatiable, vos capacités à le redistribuer sont elles aussi immenses. Quand vous aimez: vous savez ce que « tomber amoureux » veut dire, vous êtes très fidèle à vos amis et vos enfants sont adorés. Quand vous vous sentez aimé(e) : vos capacités et vos forces sont décuplées. Vous fonctionnez à l’affectif. Mais à cause de votre besoin d’amour et par peur des conflits, vous pouvez vous soumettre à toutes les conditions, tous les abus. Il n’est pas si compliqué de changer: un peu d’affirmation de soi (apprendre à dire non sans casser la relation, faire des critiques sans déclencher de conflits, etc.), un peu de travail sur l’estime de soi (pourquoi lire votre valeur dans l’attention que l’on vous porte ?). Souvenez-vous qu’une fois que quelqu’un vous aime, il n’y a pas de raison pour que cela change.
CHRONIQUE DU 4 FÉVRIER 2012
Je reprends cette dernière partie du test (Chez certains, le besoin d’amour est intarissable: plus on leur en donne, plus ils en réclament. Dans ce cas, l’amour fonctionne comme une drogue, qui va transitoirement calmer les angoisses et les doutes que vous nourrissez à votre propos; mais à peine apaisés, ces derniers reviennent, et avec eux le besoin de vérifier que l’on vous aime. L’entourage se lasse souvent.) pour vous donner quelques exemples de la difficulté à franchir la première étape essentielle à la libération de la dépendance affective : prendre conscience. C’est fréquemment le cas, tout le monde est au courant sauf nous!
Après 28 années avec le père de mes enfants, sans avoir aucune conscience de ma dépendance affective, je fais le choix de me séparer, cela aurait du me mettre la puce à l’oreille cet empressement à surfer sur la toile afin de trouver la personne qui me convienne sitôt après cette séparation… C’est comme si je n’existais plus sans le regard d’un homme sur moi! Je vous passe les anecdotes des rencontres qui ne convenaient pas, d’ailleurs aucune personne n’aurait pu convenir afin de remplir ce manque affectif. Je du me rendre à l'évidence et me rendre compte que comme toute bonne dépendante qui s’ignore je faisais les concessions, les déplacements, être en couple è tout prix était ma devise… Un livre qui m’a accompagnée dans les prémisses de cette conscience : « Je t’aime la vie » de Catherine Bensaïd, Nul doute subsiste au fait que je suis à ce moment-là une dépendante affective. Les fleurs de Bach m’ont énormément aidée pour franchir cet étape de prise de conscience, d’ailleurs c’est un outil qui m’aide encore aujourd’hui. Pour en connaître davantage sur cet outil merveilleux, un spécialiste des émotions je vous invite à lire sur mon blogue le lien suivant :
Entre vous en moi, en toute honnêteté, j’étais encore loin de la prise de conscience, mais au premier balbutiement d’un pas de géant : entreprendre le chemin de St-Jacques-de-Compostelle afin de me retrouver moi sans le regard de personne et surtout pas d’un homme… Évidemment, cherchez à éviter ce qu’il vous faut pour cheminer et il vous retrouve au grand galop avec un sac à dos! Dans mon cas, il se nomme Thierry et je l’ai rencontré le trentième jour de mon périple. Tous deux, la dernière chose que nous recherchions c’est de se lier à quelqu'un, mais un coup de cœur pareil impossible de passer outre. Grand bien nous fasse, car ce fut une méthode efficace pour faire face à cette dépendance affective qui voulait prendre toute la place. Pas à pas et c’est le cas de le dire dans mon cas, la prise de conscience s’est faite… Beaucoup de pleurs, de grincements de dents, d’ampoules aux pieds et j’avoue des crises d’hystérie (je déteste ce terme, mais là c’est le plus exacte pour décrire ces sautes d’humeur explosives).
En 2006, nous repartons en pèlerinage, je me revois après une séparation de 3 jours (je m’étais rendue à Burgos, étape espagnole, en autobus, car j’avais déjà fait ce trajet en 2005 et j’avais besoin de repos. 3 jours et 2 nuits à me conter la romance parfaite, le couple génial que nous étions, tout le romantisme insipide et irréaliste auquel je m’attendais de lui, je me morfondais d’amour pour lui… Enfin, je le vois venir à l’horizon, je cours dans ses bras en larmes… Oups! Lui il est fatigué, affamé et ces premiers mots ne correspondent pas du tout à mes attentes (avouons le chimérique). Et là, vlan! La crise est là et le disque rejoue sa vieille rengaine : pleurs, cris... Le piège dans lequel les dépendants affectifs tombent aisément est d’éviter toute confrontation, en contournant le sujet, en noyant le poisson… mais Thierry ne souffrant pas de ce mal-être, bien que m’assurant de son affection ne rentra pas dans le jeu de manipulation de mon besoin d’amour incommensurable… Le coup de grâce (dans les deux sens du terme) me fut apporté dans la poussière du chemin lorsque Thierry me dit : « tu sais Carole je ne peux plus continuer comme cela, peu importe ce que je fais, ce que je dis, je te donnerais la lune et ce ne serait jamais assez… » À ce moment-là j’ai su sans nul doute possible, que je perdrais cet homme avec qui j’avais tant d’affinités si je ne prenais pas conscience de cet état de fait. C’est à ce moment précis que je suis passée à la deuxième étape : l’acceptation de cette prise de conscience.
CHRONIQUE DU 10 FÉVRIER 2012

Cette étape d’acceptation est intégrée lorsque, dorénavant, nous savons et nous le disons ouvertement : « je suis une personne dépendante affective ». Par la suite il est intéressant de revisiter notre parcours avec nos amis(es), notre famille, nos partenaires avec cette nouvelle compréhension de notre mode de fonctionnement. Comme dit précédemment, lors de ce retour en arrière il est très souffrant de voir toutes les bassesses accomplies pour aller cueillir ce besoin d’amour, les fleurs de Bach peuvent vous être d’un grand secours. Bien d’autres outils existent : la psychothérapie, l’estime de soi, la visualisation, la programmation… et ils peuvent vous aider à franchir plus sereinement ce seuil. Pour visiter les 72 outils proposés dans le jeu « Boîte à Outils d’éveil » cliquez sur le lien suivant :
Chaque matin je fais un tirage dans mon jeu en posant la question suivante : en ce jour quel est l’outil qui peut m’aider à cheminer vers le mieux-être et plus pointu cela pourrait-être celui qui peut m’aider pour me libérer de ce trop grand besoin d’amour... J’ai fait le tirage en ce 10 février 2012, pour moi quel est l’outil qui peut m’aider le plus efficacement à me libérer totalement de la dépendance affective? Je sors du jeu : l’alimentation (outil invité car il ne fait pas partie des 72 outils du jeu)! Quelle surprise! À cette période de ma vie j’ai développé beaucoup d’autonomie avec mes proches au niveau affectif… mais je bouffe encore et encore du sucre, mon besoin d’amour n’est pas encore comblé… donc je compense avec gâteries et sucreries de tout genre. Tout un clin d’œil qui m’indique bien qu’il y a encore anguille sous roche ou sucre sous roche! Cet outil m’aide à prendre conscience que la dépendance affective garde encore une place dans ma vie, j’accepte cette prise de conscience et maintenant, devant vous, je demande quel outil peut m’aider à me libérer de cette dépendance au sucre… roulement de tambour… tam… tam… l’outil pigé est la méditation et voici la pensée de Bouddha qui est inscrite sur la carte : « Celui qui se livre à des méditations claires trouve rapidement la joie dans tout ce qui est bon. Il voit que les richesses et la beauté sont éphémères et que la sagesse est le plus précieux des joyaux. » En toute liberté et dans le désir de libération, nous touchons maintenant à la troisième étape : l’action.
Ces trois étapes sont essentielles à la résolution de tous les conflits que nous vivons, de nos peurs, de nos blessures. J’ai tout de même un faible pour cette troisième étape, enfin on peut y aller, reprendre notre pouvoir et notre autonomie, en terminer une fois pour toutes avec toutes ces souffrances… Prête pas prête j’y vais devrait être la maxime pour cette étape, sauf qu’il faut être prête, c’est-à-dire avoir vécu et intégré la prise de conscience et l’acceptation de cette dernière.
Dans la confusion de ce mal-être, ce n’était pas évident de trouver les moyens efficaces pour m’en sortir, donc il y en a eu beaucoup. Je vous parlerai des cinq plus importants dans ma vie. La Métamédecine http://www.carolelabrie.com/2009/11/le-reiki.html avec Claudia Rainville m’a permis d’explorer en profondeur le pourquoi de mes malaises et de mes maladies ainsi que les trois étapes dont il est question ici. Dans ce séminaire, l’éclairage sur l’importance de nos leçons de vie ainsi que de m’avoir fait voir que « Tout est Parfait » place la Métamédecine dans mon « top 1 »… Comment tout peut-il être parfait ? Lise Bourbeau me l’a confirmé avec « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » http://www.carolelabrie.com/2009/11/la-communication.html et le discours sur l’effet miroir : http://www.carolelabrie.com/2009/11/lexercice.html Autrement dit, chaque personne, chaque événement placé sur ma route est mon miroir, une partie de moi que je dois explorer afin de prendre conscience et accepter qu’il y a des blocages, « Tout est Parfait » pour que j’apprenne mes leçons! L’estime de soi http://www.carolelabrie.com/2009/11/fleurs-de-bach.html est un outil incontournable pour se réapproprier sa valeur afin qu’elle prenne bien assise à l’intérieur de soi plutôt qu’à tout vent. En rapport avec l’estime de soi, encore une fois plusieurs outils m’ont aidée dont la lecture et les programmations… Les rayons sacrés, des prières en couleurs : http://www.carolelabrie.com/2009/11/feminitude.html ont été et sont encore très présentes dans ma vie, car ils sont efficaces pour toutes situations, problématiques, une aide précieuse toujours disponible et sans frais…Impossible de m’arrêter à cinq, je vous rajoute donc le reiki http://www.carolelabrie.com/2009/11/la-gratitude.html qui depuis quelques années m’accompagne et soulage mes douleurs sur le plan physique, émotionnel et mental. Tous ces outils me permettent de prendre soin de moi-même. Vous pouvez trouver les outils sur le blog en inscrivant celui que vous voulez dans l’onglet RECHERCHER cette case blanche vous permet d’inscrire un des 72 outils qui se trouvent sur le site, en tout il y a 94 pages. Vous désirez avoir plus d’informations sur les différents outils, c’est possible en nous visitant aux différents « Salon Boîte à Outils d’éveil ».
CHRONIQUE DU 18 FÉVRIER 2012

Il m’a fallu bien des kilomètres pour prendre conscience de ma blessure d’abandon. Cette blessure, selon Lise Bourbeau, se développe vers l’âge de un à trois ans avec le parent du sexe opposé. Il est important de mentionner que ceux qui souffrent de cette blessure ne se sentent pas nourris affectivement. Le masque que la personne se crée pour tenter de se cacher de cette souffrance est celui de dépendant. Lise Bourbeau utilise ce mot pour décrire la personne qui souffre d’abandon. Pour moi partit sur le chemin seule comme une grande et vivant l’exaltation de la liberté… j’étais loin de me sentir abandonné, mais plutôt revivre. Les choses ont changé lors de mon deuxième périple avec Thierry. Les indices étaient nombreux à me prouver la réactivation de cette blessure, mais c’est en regardant mes nombreuses photos que je me suis souvenue des écrits de Mme Bourbeau : « le dépendant à l’habitude de s’accrocher physiquement à la personne aimée(…) En couple le dépendant s’appuie contre l’autre ou lui tient la main ou le touche fréquemment…» Regardez la photo ci-dessus elle correspond à toutes les photos prises lors de ce parcours. Je vous épargne les autres photos, mais tous sans exception ont saisis l’image de moi avec les bras autour de Thierry disant bien, je ne te lâche pas!
« Je (Lise Bourbeau) tiens à préciser qu’il y a une différence entre avoir le masque du dépendant et souffrir de dépendance affective. Il n’y a pas que les personnes ayant la blessure d’abandon, donc le masque de dépendant, qui souffrent de carence affective. Toute personne, quelle que soit la blessure dont elle souffre, peut être dépendante au niveau affectif. Pourquoi? Parce que nous devenons dépendants affectifs lorsque nous souffrons de carence affective et nous souffrons de carence affective lorsque nous ne nous aimons pas assez. Nous recherchons donc l'amour des autres pour arriver à nous convaincre que nous sommes aimables. Chaque masque est justement là pour nous indiquer que nous nous empêchons d'être nous-mêmes parce que nous ne nous aimons pas assez. En effet, souviens-toi que tous les comportements associés à chacun des masques représentent des réactions et non des comportements basés sur l'amour de soi.
Un autre merveilleux avantage à guérir nos blessures est que nous devenons autonomes plutôt que dépendant affectif. L’autonomie affective est la capacité de savoir ce que nous voulons et de faire les actions nécessaires à sa réalisation; et lorsque nous avons besoin d'aide, nous savons en demander sans attendre que ce soit une personne en particulier qui le fasse. La personne autonome ne dit pas: « Que vais-je devenir seule? » lorsque quelqu’un disparaît de sa vie. Elle a de la peine, mais elle le sait au plus profond qu'elle peut survivre seule. »
Je vous invite à vous procurer ce livre qui est à lire et relire. La semaine dernière lors d'un tirage dans mon jeu "Boîte à Outils d'Éveil " ce livre est revenu à l'ordre du jour : « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » . Il m'a aider, encore une fois, à prendre conscience de la réactivation de ma blessure de trahison (qui a un lien avec la blessure d'abandon...) Pour un résumé des cinq blessures voir le lien suivant:
CHRONIQUE DU 26 FÉVRIER 2012
Afin de clore le sujet de la dépendance affective dans mes chroniques (je vous souhaite que cela se passe aussi rapidement dans votre vie!), le jeu « Boîte à Outils d’Éveil » en main, j’ai effectué un tirage en posant la question suivante : quel outil peut aider les gens qui lisent cette réflexion à se libérer de cet incommensurable besoin d’amour ? Probablement que vous serez aussi surpris que je l’ai été quand vous lirez La COLÈRE…
Ma première réaction d’incompréhension passée, il m’est apparu clairement que c’est la colère qui m’a permis de prendre conscience et aussi de prendre ma vie en main et de faire cesser cet état de fait : ça ne pouvait plus durer! En revisitant toutes les étapes de ma vie, voici quelques anecdotes qui démontrent bien la présence de cette dépendance et son lien avec la colère…
L’arrivée de mon jeune frère m’enleva le titre de petite dernière et je l’ai exprimé en lui donnant une claque dans le visage lorsqu’il osa faire pipi, par inadvertance il va sans dire, dans mon verre d’eau. Pour moi, petite bonne femme de deux ans, ce fut la goutte qui a fait déborder le vase!
Même avant l’arrivée à la maison de ce dernier, lorsque ma grand-mère nous gardait (les 5 enfants), mes colères ont fait en sortes que je n’ai mangé que du dessert pendant trois jours, laissé moi vous dire que les choses ont changé lorsque maman est revenue.
Soyez vigilant(e) à vos maladies en « ite », car elle désigne généralement un lien étroit avec la colère. Ce n’est certainement pas dû au hasard le fait que j’ai souffert d’otite, d’amygdalite et conjonctivite lorsque j’étais enfant et vaginite fréquente à l’âge adulte.
Mes souvenirs de la petite école ont dévoilé comment j’étais possessive avec mes amis(es), j’exigeais l’exclusivité rien de moins… cela ne se passait pas toujours ainsi ce qui causait de fréquent mouvement de colère!
À l’adolescence, lorsque je me tournai vers les garçons rien ne s’était arrangé, mais je croyais fermement qu’un homme allait enfin combler ce vide immense…la réalité fut toute autre…
Après ma séparation, c’est la relation avec un copain et la colère que j’ai ressentie en faisant toutes les péripéties incroyables pour être avec lui : faire des activités ensemble, faire tous les pas pour se voir, je courais même pour avoir ce regard sur moi, remplir le vide de ma vie qui m’ont fait dire …STOP… « enough is enough ». C’est cette rage au fond de moi, cette honte de mes actes dictés par le manque qui m’a fait réagir. La colère devint mon « propulseur » pour passer à l’action… Peu de temps après avoir quitté ce copain (avec qui je suis restée en très bon terme et d’ailleurs je lui dis merci aujourd'hui, car il a favorisé le retour vers mon autonomie), je suis partie sur le chemin de Compostelle.
Voici une des pensées que j’ai retenue sur la carte qui représente l’outil : La COLÈRE, elle résume bien ce que celle-ci peut nous offrir :
« Comme la chaleur conservée est transmuée en énergie,
ainsi notre colère dominée peut être transmuée
dans une puissance qui peut mouvoir le monde. »
Mahatma Gandhi
La photo de cette chronique est un feu de camp fait sur notre terrain à Notre-Dame-des-Bois, un lieu de ressourcement pour nous et qui nous espérons un jour sera le centre de ressourcement ULTREIA pour vous!
CHRONIQUE DU 2 MARS 2012
Comme vous avez pu le constater, je propose en 2012 toujours des thèmes sexologiques mais prenant une saveur plus personnelle… Le propos des prochaines chroniques se fera sur un sujet encore tabou de nos jours ou surtout méconnu : la transsexualité (se définit lorsqu’une personne change de sexe) et le transgenre qui selon Wikipédia est un néologisme français reflétant une terminologie évolutive pour décrire les personnes dont le genre – l’identité psychique et sociale reliée aux concepts d’homme et de femme, ou identité sexuelle complète – entre en conflit avec leur sexe biologique.
Pourquoi ce sujet ? Pour la bonne raison qu’en septembre 2008 mon benjamin m’a annoncé que depuis toujours ou du moins selon ses plus lointains souvenirs, il était un homme de corps, mais une femme de cœur. 18 ans après sa naissance il avouait ce constat : « je suis transgenre » ou dans ses propres mots, « je suis si mal dans ce corps d’homme car je me sens une femme, je suis une femme »… Voilà c’était enfin dévoilé! La confusion a été totale pour tous! Elle/il vous racontera son histoire et la mère sexologue-éducatrice que je suis vous proposera son regard maternel et professionnel, les deux étant imbriqués. Le premier sentiment fut celui de n’avoir pas vu sa souffrance, surtout moi, une mère ayant reçu une formation sexologique…
Dans un premier temps, je vais aborder toutes les nuances entre l’hétérosexualité et l’homosexualité en faisant un détour sur la bisexualité... Tracer ce portrait permettra d’éclairer le comportement sexuel de l’être humain dans toute sa panoplie de couleurs. Je tiens à préciser que le transgenre et le transsexuel n’est pas nécessairement homosexuel ou hétérosexuel. Par exemple, Emma (qui a choisi les initiales de son nom masculin M.A. pour Marc-Antoine) s’habille et vit comme une femme (pour l’instant aucune opération sauf des hormones pour avoir des seins). Présentement Emma vit en couple avec une femme. Mais comme vous verrez en lisant le texte qui suit, notre comportement n’est pas figé, il change il évolue…
Pour entreprendre le processus de compréhension, voici un résumé de cet américain, Alfred Kinsey qui a ouvert l’esprit tant dans le milieu scientifique qu'humain sur cet épineux sujet : le comportement sexuel de l’homme et de la femme. Ce texte et la photo sont extraits du livre « La réponse sexuelle et ses perturbations » par Ann-France Paradis et Josée S. Lafond, page 11.

L'apport majeur du biologiste Alfred Kinsey (1894-1956) dans la connaissance actuelle de la réponse sexuelle consiste en « la conviction… que les faits sexuels peuvent et doivent être étudiés comme tout autre phénomène humain » (Gratton, 1981, p. 38). C'est cette conviction qui l'amena, avec ses collaborateurs Martin, Pommeroy et Gebhard, à rencontrer en entrevue quelques 18,000 individus de tous âges. Ils voulaient ainsi connaître les conduites et les expériences sexuelles de leurs compatriotes, au grand dam des puritains de l'époque dont certains firent fortement opposition à leurs recherches. De ces études, ils tirèrent deux rapports: Le comportement sexuel de l'homme (1948) et Le comportement sexuel de la femme (1953; traduction française 1954) qui servent, encore aujourd'hui, de documents d'appui. La méthodologie de recherche et la quantité d'entrevues demeurent un modèle du genre et font de Kinsey, qui en est le principal maître d'oeuvre, le père de la sexologie statistique et scientifique. Ces ouvrages ont fait connaître publiquement les comportements sexuels des gens et, par le fait même, ont servi à déloger des tabous tout en normalisant certaines pratiques, notamment celle de la masturbation que l'on retrouve chez une très forte proportion d'individus. Les deux publications ont aussi obligé le public et les dirigeants à s'arrêter aux faits sexologiques, à en tenir compte. Les gouvernements étaient donc davantage prêts à accepter des travaux sexologiques et à les subventionner.
Ce schéma montre la diversité des orientations sexuelles. Selon Kinsey, tout être humain porte en lui une composante hétérosexuelle et une composante homosexuelle. Celles-ci s’aménageant diversement d’une personne à l’autre, on ne peut finalement établir des catégories sexuelles étanches et « tranchées au couteau ». De plus, s’ajoutent à l’acte sexuel, les questions de sensibilité et d’affectivité qui complexifient davantage les choses. Son échelle va comme suit :
0 Exclusivement hétérosexuelle
1 Prédominance hétérosexuelle, expérience homosexuel(le)
2 Prédominance hétérosexuelle, occasionnellement homosexuel(le)
3 Bisexuel sans préférence
4 Prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel(le)
5 Prédominance homosexuelle, expérience hétérosexuel(le)
6 Exclusivement homosexuelle,
CHRONIQUES DU 16 MARS 2012
CHRONIQUES DU 16 MARS 2012
Le moins que l’on puisse dire de monsieur Kinsey c’est qu’il a bouleversé l’ordre établi. De grand pas demeure à faire et si je vous propose cette réflexion c’est que la vie ma dirigé vers une plus grande ouverture à propos de l’orientation sexuelle. Lors de ma formation et des expériences de la vie je du me rendre à l’évidence : l’orientation sexuelle n’est pas quelque chose de figé! Dans mon cas, l’’univers de l’homosexualité se résumait à une tante vivant en couple avec une femme… par la suite j’ai organisé des équipes de hockey féminin ce qui m’a permis d’élargir ma vision. Sans conclusion hâtive je trouvais particulier que lors de l’inscription à quelques reprises je me sois retrouvée avec deux joueuses ayant le même numéro de téléphone… les liens et les faits m’ont confirmé qu’effectivement le monde du hockey féminin comportait davantage de femmes ayant des partenaires de vie féminine. Surprise peut-être, mais je ne suis pas tombé en bas de mes patins! Ma plus grande crainte était d’avoir des préjugés. La rigidité de l’éducation tant religieuse que familiale ne facilite pas la compréhension à ce niveau. Le jour où je me suis retrouvée en compagnie de onze femmes autour d’un bon repas et que celle assise en face de moi me remercie d’être présente elles, il m’a fallu quelques secondes pour réaliser que j’étais la seule étiquetée hétérosexuelle. Ce fut un grand soulagement de m’apercevoir que je n’en avais fait aucun cas, le tout s’était déroulé avec naturel. J’ai profité de l’occasion qui m’était offerte pour discuter ouvertement de leur vécu, et une richesse m’attendait… Plusieurs constats : l’être humain a besoin d’être aimé et touché et comme une femme m’a si bien dit, « tu aimes quelqu’un d’abord des épaules en montant… » Quelle révélation pour moi de réaliser que me retrouver sur une île déserte, moi qui me déclare hétérosexuelle à 100%, avec certains hommes je prendrais mes jambes à mon coup pour fuir à l’autre bout de l’île tandis qu’être seule avec certaines femmes que j’apprécies beaucoup, je pourrais envisager cette éventualité!
Eh oui, le choix de l’orientation sexuelle peut être circonstancielle : les prisons en sont un bel exemple, le choix de partenaire sexuel se retrouvant tous du même sexe… D’ailleurs, lors de ma formation voulant sortir des sentiers battus, j’ai choisi de faire des entrevues avec deux personnes se présentant comme bisexuelle. Un monde qui m’était encore plus étranger et encore une fois, beaucoup de tabous qui se sont envolés. Par exemple la femme que j’ai interviewée, préférait le quotidien avec une femme, par contre au niveau de la sexualité privilégiait avec un homme. Pour l’homme qui vivait avec une femme au moment de notre rencontre, lui, ce qui lui manquait dans la relation homosexuelle : la complicité, la camaraderie masculine! Selon les circonstances de la vie, les blessures, les rencontres… on peut comprendre que l’échelle de Kinsey nous propose un choix qui fluctue, qui bouge…
J’ai souvent entendu dire que les études et le travail présent dans notre vie avaient une signification symbolique très importante par rapport aux leçons de vie que nous avons à apprendre. Le monde de l’homosexualité féminine qui a fait partie de ma vie pendant plus de 15 ans (j’y ai encore aujourd’hui de grandes amies), ma formation universitaire comme sexologue-éducatrice que j’ai terminé à 41 ans qui m’a permis d’explorer des thèmes tels l’orientation sexuelle, l’identité féminine a été une belle opportunité pour apprendre certaines réalités de la vie… (cliquez sur le lien suivant : http://www.carolelabrie.com/2009/11/mission-de-vie.html
J’aime à croire que tout ce cheminement m’a ouvert l’esprit, a permis une plus grande tolérance et compréhension de la nature humaine pour au bout du compte faire face avec amour au vécu de Emma. Le lien mentionné ci-haut sur l’identité féminine a permis à Marc-Antoine de se dévoiler. Avec l’intention de me divulguer ce qu’il vivait avec une peur au ventre insoutenable… ce fut en pigeant dans mon jeu « Boîte à Outils d’Éveil » la carte de l’identité féminine qu’il trouva sa bouée de sauvetage. Après mes explications de la photo (la lune symbolisme du féminin et sur l’océan : mer = mère) et la pensée inscrite : « Vint un temps où demeurer à l’étroit dans un bourgeon était plus douloureux que d’éclore. » Anaïs Nin… Ensuite, ce fut la révélation-choc, son « coming out »… la prochaine chronique sera de Emma et son vécu…
CHRONIQUES DU 23 MARS 2012
La prochaine chronique sera de Emma et son vécu... est reportée car il était important de clarifier au sujet de la transsexualité et le transgenre… Voici Élyza/uqam qui répond fort bien à cette question...
Plusieurs questionnements émanent du sujet de la transsexualité.
Commençons avec le fait d’être ‘’homme’’ ou ‘’femme’’ puisque le transsexualisme découle directement de ces représentations. Être un homme ou une femme est un concept qui peut se définir par plusieurs notions telles que : le sexe biologique apparent, les rôles sexuels, les perceptions, les cultures, les valeurs, les mœurs… Habituellement, pour attribuer l’étiquette ‘’homme’’ ou ‘’femme’’ à une personne on se fie à l’apparence externe et, plus souvent qu’autrement, aux organes génitaux. Les autres facteurs nommés plus haut entrent aussi en ligne de compte à différents degrés. Plus précisément, être une ‘’femme’’ ou un homme réfère au sexe biologique et, en plus, à la perception que l’on en a selon la société à laquelle nous appartenons. Par exemple, porter une robe dans notre société est considéré comme féminin. Il existe une panoplie d’autres exemples et c’est à chacun de nous d’y réfléchir afin de trouver les valeurs et perceptions que l’on attribue aux différents genres et d’être en accord avec ses caractérisations.
Pour poursuivre, voici une définition de ‘’transgenre’’ qui est le terme nouveau pour parler le plus souvent de transsexualité: Selon Claude Crépeault, une personne transsexuelle ou le « transgenre », sans pour autant être porteur d’anomalies biologiques, aurait le sentiment profond, voire la conviction, d’appartenir au sexe opposé ou de refuser d'être l'un ou l'autre. En d’autres termes, son identité de genre (se sentir homme, se sentir femme) serait en contradiction avec son sexe biologique. Il arrive qu’une personne qui ne se sent pas en accord avec son genre biologique désire rétablir un état de congruence entre son identité de genre et son sexe biologique par un changement corporel chirurgical. Certain(e)s adoptent des comportements, des codes vestimentaires et des manières de l’autre sexe. D’autres procéderont à un changement de sexe d’apparence par traitement chimique hormonal ce qui leur conférera l’apparence physique du sexe opposé sans pour autant avoir les organes génitaux de ce dernier. Un(e) transsexuel(le) est donc une personne qui adopte un genre sexuel différent de celui observable physiquement. Une personne transgenre peut emprunter indifféremment à l'un ou l'autre sexe ses comportements, manière d'être, etc. En ce qui a trait à l’origine de cette manifestation, tout comme l’homosexualité, celle-ci, demeure encore bien controversée. Il reste que cette évaluation se fait cas par cas. Certaines études indiquent que cet état découlerait davantage d’une conviction psychologique que d’une dysfonction biologique. Encore ici il est avantageux de rester critique.
Copyright © 2004. Consultation Élysa enr. Les réponses reproduites doivent mentionner la source et ne pas servir à des fins lucratives.
CHRONIQUES DU 29 MARS 2012

Cette photo a été prise en août 2000, deux semaines plus tard Marc-Antoine avait 9 ans. Nous avions déjà à cette époque une belle complicité et malgré le fait que je n'ai rien vu venir, j'ai fait comme toute mère aurait fait, de mon mieux! Je lui cède maintenant cette espace pour qu'il vous raconte de Il à Elle ce qu'a été le chemin parcouru. Depuis plusieurs années déjà, tous deux nous avons entrepris un parcours difficile, parsemé de doutes et de peurs, mais incontournable : ne plus faire de compromis sur la vérité de notre être profond. Voici son histoire, l'histoire d'un fils qui devint une fille magnifique : Emma!
Il était une fois, un jeune garçon d’environ 8 ans, qui n'avait pas beaucoup d'amis et qui était plutôt solitaire. La vie à la maison était formidable, entouré de la famille la plus ouverte d'esprit que j'aurais pu souhaiter, tout allait bien! Ainsi qu'à l'extérieur de la maison, à la fameuse "école" qui cause toujours autant de soucis chez les enfants j'étais le générique petit garçon "rejet" que je me sentais le plus à l'aise d'être! Au coeur d'un groupe « unorthodoxe » et imaginatif, je me sentais bien. Par contre, les moments difficiles ont été la solitude. Les nuits qui suivaient une journée où je m'étais fait crier des noms ou des journées remplies de l'absence du réconfort qu'étaient mes amis. Ces nuits-là étaient douloureuses, je me souviens des soirs dans mon lit à pleurer d'inconfort que je ne comprenais pas. Des nuits où j'aurais voulu être "différent" de ce que j'étais, comme si je n'arrivais pas à accepter la réalité présente!
Évidemment, ce genre de symptôme doit être causé par des tonnes de raisons et à ce moment-là je n'avais aucune idée pourquoi je me sentais ainsi. Des soirs comme expliqués plus haut n'étaient pas la norme. Ils étaient espacés et sans aucune raison à l'époque. Les symptômes plus évidents ont dû commencer vers 11-12 ans. Je dis évident, mais au moment, pensée "pourquoi je n'ai pas de seins" ne m’ont pas plus allumé sur la cause de mon inconfort parce que j'étais ignorant de ma condition. La mémoire du moment où j'ai essayé en vain de me faire une brassière de fortune avec une taie d'oreiller et des essuie-tout est encore très fraîche dans la tête. Magnifique exemple du début de mes périodiques crises d'angoisse.
En toute évidence, le concept de ne pas être moi était inimaginable et puis être différent a l'école secondaire c’est insensé, certainement pas être déjà plus différent des autres que je l'étais. Donc j'ai continué à vivre le secondaire en mode automatique. J'étais de plus en plus blasée de l'école et il y avait de plus en plus de différents avec mes "amis" ensuite la fin de l'école est arrivée! Je remercie encore grandement ma mère pour m'avoir ouverte l'opportunité de partir de la maison familiale et de l'environnement scolaire du moment. Avec des petits conseils judicieux à mon frère aîné, je me suis retrouvé tout bonnement et joyeusement en appartement au jeune âge de 16 ans. S'en suivit une recherche d’emploi, un essai infructueux et ensuite la trouvaille du siècle. Un endroit de travail qui convenait à mes critères et dans laquelle le monde était en moyenne aussi étrange que moi! Dans cet environnement de travail peu orthodoxe j'ai rencontré une fille qui ma grandement aidée dans mon cheminement! Après petite discussion elle s'était mise en tête que je pourrais être beaucoup plus que ce que j'avais l'air durant cette période! Elle ma montrée le bonheur des styles vestimentaires alternatifs, augmenter ma confiance en moi et mon permis de faire mon premier pas vers la féminisation.
Le grand début pour moi à été l'infâme style vestimentaire "Emo". Étant le style masculin le plus efféminé disponible au moment (mon amie aurait voulu me suggérer un changement plus drastique vers l'efféminer, mais à son avis ça à aurait été trop vite). Ensuite s'ensuivirent les petits changements qui m'apportaient du bonheur pour peu de raison. Première application de vernis à ongles, premier « make-up », première coupe de cheveux plus féminine et première teinte de couleurs dans mes cheveux! Avec tout ça sont aussi arrivées plus de discrimination et plus anxiété à propos de mon apparence. Alors plus de bonheur et plus de malheur. La discrimination la plus douloureuse fut le rejet que j'ai vécu lorsque j'ai refait surface chez mes "amis" du secondaire. Commentaire désobligeant et mots blessant plus tard, j'ai su qu'il fallait un renouveau. Me trouver moi-même parce que ce n'est pas avec les autres que je réussirai!
CHRONIQUE du 13 MARS

Donc j’étais rendue au point où il me fallait partir, sortir, m'éloigner de toute l'inertie conservatrice de mon environnement. J'étais étouffée et constamment remise en question par mon entourage. S'en suivit la folle idée d'aller voir ailleurs, tout bonnement comme ça je me suis dit, « Pourquoi pas aller vivre à la ville de Québec? ». Cette décision, qui ma effrayée au plus haut point, était bien ancrée en moi, j'avais besoin de renouveau et je sentais que j'allais le trouver là-bas. J'avais besoin du déplacement simplement pour rebâtir mon identité et possiblement être un peu plus la femme que j'étais ici. S'en suivit un départ de mon domicile, avec un service de covoiturage, équipé d'un sac à dos d'effets personnels et de vêtements puis d'une carte de débit, j'arrivé pour la première fois de ma vie dans une ville inconnue. Ce fût la meilleure décision de ma vie, à cet endroit j'ai rencontré des gens ouverts, des gens fermés et plus que tout, de vrais amis. Principalement, pendant mon année à Québec j'ai surtout eu beaucoup, beaucoup de crises d'identité. J'ai tellement pleurée souvent, seule ou dans les bras de personne qui m'ont beaucoup aidée, à chaque fois où j'étais confuse. Je n'arrivais pas à exprimer ma féminité, mon corps qui apparaissait male était un immense blocage pour moi, « comment on peut être une femme qui a l'air de ça » je me disais. C'est après longtemps de mélancolie, quelques gifles métaphoriques au visage par la réalité et beaucoup de support de mon nouvel entourage que j'ai finalement commencé à bouger un peu. Un nouveau pas que j'avais à faire dans mes démarches, comprenant des sorties sociales en m'exprimant comme je voulais et un début de démarche concrète pour une transition totale.
Dans le fond, pour conclure l'arc d'histoire de Québec, ce fût un petit pèlerinage pour moi, je me suis trouvée et ça ma donnée la force et la détermination de décider du chemin que je voulais et d'y sauter à pied joint dedans telle une flaque d'eau. Maintenant, Ta-dam! retour à Montréal puisque Montréal contient beaucoup de groupe et de support pour la société LGBT (lesbian, gay, bisexual, transexual). Donc, dans les démarches j'ai dû consulter une psychologue qui avait beaucoup d'expériences avec les problèmes d'identité du genre. Avec cette personne j'ai éclaircie beaucoup ma perception de moi-même et j'ai été éduquée sur les possibilités, les effets et les problématiques qui sont reliées avec la transition. Maintenant bien stabiliser dans ma propre personne, en tout cas mieux qu'avant, je fis les premières démarches sociales desquels j'étais complètement pétrifiée d’anxiété. J’ai commencé à utiliser un nouveau nom, pas un nom générique féminin, non bel et bien un non que je décidai pour moi même qui me représentait malgré ce que le monde pense. Un nom qui me prit longtemps à décider, puisque ceci n'est pas une décision facile et je suis complètement contre l'idée de prendre un nom parce que c'est beau ou cool ou jolie... Personnellement, se choisir un nouveau nom pour-soi même c'est l'enfer, et ça à été un des plus grands défis auquel j'ai fait face. Mais dès lors ou j'ai eu l'inspiration et je me suis dite "Eureka!" ÇA c'est moi, un immense fardeau s'enleva de mes épaules. Puisque je trouve important de partager cela, je tiens à dire que le plus grand inconfort que j'ai vécu dans le changement de nom c'était la perte de toute la signification de mon nom de naissance. Après tout, j'ai fait ma vie, j'ai été nommée par ma famille que j'aime tant et c'est un nom qui me représente. Si mon nom de naissance n'avait pas été aussi indéniablement masculin et un peu plus androgyne, je l'aurais gardé. Mais Marc-Antoine, n'est pas un beau nom pour une jeune demoiselle, mais alors, qu'est-ce que je pouvais faire! Quel chaos ... Finalement, lorsque le moment est venu où j'étais prête, l'illumination fût. Emma, M-A...
CHRONIQUES DU 20 AVRIL 2012
Emma trouve l'amour...
Je tiens à préciser que malgré tout le bonheur qu'être la femme que je suis m'apporte, je n'étais pas imbu de moi-même au point de nier l'autre coté de la balance... l'homme en moi. Qu'on le veuille ou non, les deux parties de l'âme sont impossible à détruire, on peut le cacher comme on le veut mais nous avons de la masculinité et de la féminité en chacun de nous. Longtemps je me suis demandé, ça sert à quoi de changer de sexe si c'est nocif de vivre dans le déni de la balance de la chose? La réponse que j'ai trouvé pour moi est simple ce n'est pas comment je voulais m'exprimer au monde. Mais maintenant je suis une jolie jeune femme, très heureuse, avec un grand esprit de compétition et parfois beaucoup d'égo mâle restant. Tout cela fait partie de moi et maintenant j'apprécie la force dynamique du coté mâle et l'intuition et la perception incroyable du monde que m'offre une féminité exprimée. Je ne suis pas la plus féminine des femmes, malgré que j'aie été bénite d'un corps plutôt androgyne au départ je garde dans une facette de moi le contrepoids à cette nouvelle image que je dégage. J'ai d'ailleurs remarqué avec le départ des hormones et la vie à temps plein de femme, que j'ai relâchée un peu de la pression que je me m'étais à toujours être féminine. Un peu comme un ouf! Maintenant que j’y suis arrivé, je vais passer toute l'énergie que ça me prend pour autre chose. Je passe moins de temps à me maquiller, j'ai relâché ma posture exagérée et je m'habille moins "girly". Mais je continue de prendre soins de moi parce que je m'aime maintenant. Longtemps je pensais ne jamais dire cela mais après tout les efforts j'ai atteint un point où être au résultat final n'est pas important à ma béatitude. Je continue tranquillement mes démarches pour compléter la transformation, mais j'ai enfin réussi à atteindre le résultat que je voulais, être une femme à l'intérieur pour moi et être une femme à l'extérieur pour les autres aussi.
Par contre, tout est joyeux comme ça, mais je crois important de parler aussi du problème que la sexualité implique chez les « trans » en général, moi comprise. Comment exprimer la sexualité d'une femme avec un pénis entre les jambes? Cet organe qui est facile à détester parce que c'est la représentation physique de tout ce que tu as détesté dans ton corps pendant des années. Comment trouver l'amour quand on a peur d'être perçue comme une aberration à cause d'une malformation génitale? Première chose à ce sujet, à toutes les personnes que ça concernent, aimez-vous vous mêmes, c'est incroyablement dur mais ce n'est pas de votre faute et il y a quelqu'un pour vous dans ce monde. Durant l'écriture de ce texte j'ai reçu la bénédiction d'un amour incroyable d'une personne qui, même lorsque je suis nue, ne voit qu'une belle femme et malgré des érections qui me cause beaucoup de malaises je suis réconfortée par un regard rempli de compréhension et d'amour. En tant que « transexuel » homme à femme, je sais maintenant pertinemment que le pénis n'est qu'un problème seulement si je veux qu'il en soit un. La sexualité saine n'est que beaucoup, beaucoup d'amour et de passion, les parties génitales n'empêchent rien. Évidemment, il y a beaucoup de complexe et d'inconfort qui nécessitent encore du travail pour que je sois entièrement confortable avec ce que je suis, même si cela n'est pas le résultat finale que je souhaite, j'ai le droit d'être heureuse et je vais le prendre volontier.
CHRONIQUE DU 14 MAI 2012
LA TRANSEXUALITÉ... PA S UN CHOIX...
Hier jour de la Fête des Mères, j'ai reçu un magnifique cadeau grâce au journal La Presse. Dans le cahier ENJEUX du samedi 12 mai, Rima Elkouri raconte cet univers encore tabou. De la contreverse autour d'une Miss Univers, au niveau film de Xavier Dolan... et de l'histoire de ma fille, il fait un bien fou de prendre connaissance que cela existe et de faire tomber les tabous... Voici un extrait :
Lorsqu'il a commencé à prendre de la testostérone, Damien a définitivement enterré Katryn. Sa voix est devenue plus basse. Son corps est devenu plus masculin. Sa peau, plus rude. Il a commencé à avoir de la barbe. Sur les conseils d'une amie transsexuelle, il a quitté le Québec pour la Colombie-Britannique, où les services pour les transsexuels sont plus accessibles. Là, il savait qu'il ne serait pas vu comme un extraterrestre. Il a subi une mastectomie. Puis, une hystérectomie. Il a pu aussi faire changer officiellement son nom et ses papiers d'identité beaucoup plus facilement que s'il avait entrepris les mêmes démarches au Québec.
Damien n'a pas le sentiment d'avoir changé. Son histoire n'est pas celle d'une femme qui est devenue un homme. «Je n'ai pas changé de genre. Il y a juste mon corps qui a changé.» De retour au Québec, il a pu subir une phalloplastie le mois dernier, la dernière étape de son processus, de transition. Depuis 2009, cette opération, reconnue comme un traitement médical essentiel, est offerte au Québec.
On ne choisit pas de subir une intervention de changement de sexe par caprice. Pour Damien, c'est une question de vie ou de mort. « La vie que je veux mener ne pouvait commencer tant que je n'avais pas fait ça. » Il lui arrive parfois de croiser d'anciens camarades d'école qui ne comprennent pas, qui croient savoir mieux que lui qui il est. Damien ne leur demande pas de comprendre. Il leur demande juste de l'accepter comme il est. On ne devient pas transsexuel. On l'est. S'il avait pu choisir, Damien n'aurait jamais choisi une telle voie. Personne ne choisit toute cette souffrance et ces sacrifices...
CHRONIQUE DU 18 MAI 2012
249 Nombre de demandes de changement
de la mention du sexe dans les registres civils du Québec depuis 1996
108 Nombre de patients québécois ayant subi une opération
de changement de sexe depuis janvier 2010 – 93 femmes et 15 hommes
Pour être admissible, il faut :
avoir vécu en homme ou en femme (selon le cas)
durant au moins 12 mois consécutifs
obtenir la recommandation de deux spécialistes
avoir été suivi par un psychologue/sexologue spécialisé
être suivi pour une thérapie hormonale
À L’AVANT-GARDE
En matière de soins aux personnes transsexuelles, Vancouver est réputé pour offrir les meilleurs services. Et Montréal, les meilleurs chirurgiens. Le Canada est devenu à cet égard un modèle qui inspire des pays come les Pays-Bas, la Norvège et la Belgique, explique le Dr Trevor Corneil.
Ce médecin de famille, préoccupé par l’accès aux soins des personnes marginalisées, est l’un de ceux qui ont mis sur pied le « modèle de Vancouver », cité en exemple dans le monde. Il s’agit d’un modèle avant-gardiste qui permet d’améliorer et d’humaniser les services offerts aux personnes trans en misant sur les services de première ligne (médecin de famille) et les ressources communautaires. En Colombie-Britannique, il permet désormais à quelques 300 patients transsexuels par année d’avoir accès à des traitements.
Ce modèle n’est malheureusement pas implanté au Québec, où l’accès au médecin de famille demeure difficile en toutes circonstances.
Toutefois, c’est à Montréal que se trouve la seule équipe de chirurgiens au pays spécialisée en changements de sexe (celle du Dr Pierre Brassard et de la da Dre Maud Bélanger). Et ce n’est que depuis trois ans que les patients d’ici y ont accès. En 2009, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a conclu une entente avec le CHUM et le Centre métropolitain de chirurgie plastique du Dr Brassard afin de rendre ces services rapidement accessibles. Depuis, une centaine de patients québécois ont pu être opérés.
PHALLOPLASTIE : de femme à homme
1) Opérations en trois étapes, sur une période d’un an. Avant d’avoir la phalloplastie, le patient devra subir une hystérectomie et une mastectomie. Pour la création d’un pénis et d’un scrotum, l’opération est faite par trois chirurgiens. Durée : six heures. e Une partie de la peau de l’avant-bras ainsi que les nerfs et les vaisseaux sanguins sont utilisés pour construire l’urètre, le gland et le corps du pénis. e La cavité vaginale est refermée. La vulve est transformée en scrotum. Les nerfs clitoridiens et de la région de l’aine serviront à donner la sensibilité au pénis. On crée de la circulation sanguine. Une greffe de peau, prélevée à la cuisse, recouvre la zone donneuse de l’avant-bras. La cuisse guérit seule.
2) Après six mois, mise en place de prothèse testiculaires. Petite intervention sous anesthésie locale.
3) Un an plus tard, mise en place d’un implant érectile. Il s’agit d’une prothèse hydraulique. Deux cylindres sont placés dans le pénis et raccordés à un réservoir d’eau saline. Le réservoir est placé derrière l’os pubien, juste au-dessus de la vessie. Il est activé au moyen d’une pompe située dans la région de l’aine. La pompe permet un transfert de liquide du réservoir vers les cylindres. Cela donne un allongement et un durcissement qui permet des relations sexuelles complètes.
RÉSULTAT : Selon le Dr Pierre Brassard « dans la douche des hommes, ça passe. Mais dans une vie intime, ça demande une explication.
VAGINOPLASTIE : d’homme à femme.
Intervention plus simple que la phalloplastie d’une durée de deux heures.
Le Dr Brassard et son équipe utilisent la technique d’inversion pénienne en une étape. La peau pénienne est inversée comme un gant après une incision en dessous du pénis. On crée une cavité vaginale. Le clitoris est fabriqué à partir de la peau sensible du gland. Le résultat est extrêmement réaliste selon lui : « il y a des docteurs qui s’y méprennent. »
Ces informations sont extraites du journal La Presse, du cahier ENJEUX du 12 mai 2012.
CHRONIQUE DU 25 MAI 2012
En ce MOIS DE MAI 2012 - je vous propose de relever un grand défi :
UN PLUS GRAND ÉPANOUISSEMENT
DANS VOTRE VIE DE COUPLE...
Maintenir un équilibre entre notre vie personnelle, professionnelle, parentale et de couple est un défi de haut niveau. Pour le relever je vous propose le PASSEPORT 7e CIEL : avant d'arriver à VOTRE DESTINATION HARMONIE vous aurez plusieurs ESCALES à franchir telles que : * DÉDRAMATISATION; *GRATITUDE; * GAGNANT-GAGNANTE; * L'ÉCOUTE; *JEU SENSUEL DU 7e CIEL et plus encore. Vous comprendrez que l'homme et la femme réagissent différemment à chaque escale (vous vous en êtes peut-être déjà aperçu, ce qui est une évidence pour vous peut provoquer des émotions intenses et négatives chez votre partenaire!)
UN CADEAU POUR LA VIE!
FAIRE DE LA VIE À DEUX, UNE AVENTURE!
VERS LA JOIE DU COEUR ET DU CORPS!
DÉVELOPPER UNE PLUS GRANDE INTIMITÉ!
VENEZ ME RENCONTRER EN COUPLE
DANS CETTE CHRONIQUE LES PROCHAINES SEMAINES...
Escale Ö êtes-vous dans le triangle infernal ?
Nous vivons tous des situations dans lesquelles nous nous retrouvons à jouer au plus fin, tel le « triangle de Karpman » – conçu dans le cadre de ses travaux sur l’Analyse transactionnelle (voir carolelabrie.com) Il consiste à endosser un rôle ou à répéter invariablement une série de rôles dans nos interactions avec les autres et nous-mêmes : la victime, le sauveteur, le persécuteur.
Rappelons-nous. Ne nous est-il jamais arrivé de nous sentir victimes d’une situation ou de personnes? N’avons-nous jamais ressenti le besoin alors de nous venger = persécuteur ? Ou bien, constatant le rôle de victime d’un tiers, ne nous sommes-nous jamais sentis obligés de courir à sa rescousse = le sauveur ?
Le plus courant, il est vrai, et le plus dévastateur est le rôle de victime. Celui qui fait porter à l’autre, aux évènements, à la vie, la responsabilité de ce qui nous arrive.
Le sauveteur, lui, va d'une façon ou d'une autre, se sentir responsable de ce qui arrive à l'autre.
Quant au persécuteur, dans ce rôle il est agressif, manipulateur, destructeur… revoyez-vous durant une bonne dispute, personne n’y échappe, mais rassurez-vous c’est possible...
C’est sans fin : parfois je me sens victime alors, je deviens persécuteur; parce que je vole au secours, je deviens associé-victime ou/et persécuteur; parce que je suis persécuteur, je me dédouane en étant sauveteur ou victime ailleurs et s’est reparti!
De toute façon, nous y jouons tous. LA SOLUTION :
en prendre conscience et devenir 100% responsables.
Cela signifie que j‘ai toujours une possibilité d’agir sur les évènements, sur la vision que j’ai de ces évènements et sur les réactions que je vais avoir suite à ceux-ci. L’escale suivante vous propose un outil efficace pour créer sa vie et sortir de ces rôles…
TEST
Êtes-vous un Sauveur malgré vous ?
Vous arrive-t-il de venir en aide à des personnes qui ne vous ont pas
clairement exprimé qu'elles avaient besoin de vous ?
Vous sentez-vous coupable ou fautif lorsque quelqu'un de votre entourage
éprouve des difficultés à se prendre en charge ?
Vous sentez-vous quelquefois en colère parce que vous êtes convaincu que cette
personne irait beaucoup mieux si elle suivait vos directives ?
Vous arrive-t-il de vous sentir exploité dans votre travail
et d'avoir l'impression que vous n'êtes pas apprécié
malgré tout ce que vous faites pour aider les autres ?
Avez-vous une attitude de victime ?
Lorsque vous blâmez les autres pour vos problèmes;
Lorsque vous vous diminuez aux yeux des autres;
Lorsque vous attendez que quelqu'un vienne vous sauver de votre malheur;
Lorsque vous accordez plus d'importance aux perceptions que les autres
ont de vous qu'à votre propre perception de vous-même;
Lorsque vous vous plaignez de vos problèmes sans rien faire pour les résoudre;
Lorsque vous jugez, blâmez, critiquez les autres parce qu'ils ne font pas
ce que vous attendez d'eux;
Lorsque vous vous rendez malade afin d'obtenir l'attention des autres;
Lorsque vous rejetez le beau et le bon qui est en vous en rejetant votre propre valeur; etc.
Lorsque vous placez votre énergie uniquement sur ce qui est négatif
dans votre vie sans jamais regarder ce qui est positif…
Ne savez-vous pas résister au chantage affectif ?
Vous a-t-on déjà reproché d'être un tyran ?
Sentez-vous le besoin d'humilier une personne de votre entourage
Avez-vous l'impression de manipuler vos amis, parents, collègues, etc.
afin d'obtenir ce dont vous avez besoin;
Êtes-vous colérique ?
Dévalorisez-vous votre entourage,
vos critiques sont-elles plus destructives que constructives ?
Vous a-t-on déjà reproché d'être sévère ? De dominer ?
Faites-vous du chantage affectif ?
Si vous avez répondu OUI à trois questions ou plus, il est possible que vous adoptiez à l'occasion des comportements de sauveur/persécuteur ou victime à l'égard de votre entourage. Ces comportements vous placent dans une situation inconfortable et risquent de vous mener à l'épuisement. Ils peuvent vous empêcher d'aider les personnes qui ont légitimement besoin d'aide et le demande car effectuer un sauvetage prive souvent l'autre de sa liberté d'action….
" Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen,
celui qui ne veut rien faire trouve une excuse."
En savoir plus : - Le triangle infernal: persécuteur, sauveur, victime,
CHRONIQUE DU 1er JUIN 2012
Escale Ö
Depuis des temps immémoriaux, bien que nous sachions que les hommes ♂ et les femmes ♀ sont différents, nous nous entêtons à faire à l’autre ce qui nous ferait plaisir! Mesdames et messieurs afin de vous faciliter la vie à deux voici quelques facteurs essentiels à savoir sur elle et lui :
les ♂ parlent de LEUR COMPÉTENCE;
Les ♀ discutent de la QUALITÉ de la RELATION !
L’♂ est SÉQUENTIEL : il fait une chose à la fois.
La ♀ est MULTITÂCHES : fait plusieurs choses à la fois.
L’♂ parle de façon RATIONEL :
c’est la voix de la raison et de la logique.
La ♀ parle au niveau ÉMOTIONNEL.
L’♂ règle ses PROBLÈMES SEULS.
La ♀ préfère PARLER DE SES PROBLÈMES.
Face à chaque situation vécue en couple, chacun aura son propre filtre.
Pour mieux comprendre la réaction de l’autre, interrogez-vous
face à un exemple vécu récemment et ensuite partager vos compréhensions : ______________________________________________________________
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