RÉSULTAT DU TEST à la suite
dans la chronique du 27 janvier
CHRONIQUE DU 20 JANVIER 2012
Je vous propose en cette année 2012 de visiter la dépendance affective! Grand sujet qui n’a pas d’âge… J’ai découvert voilà quelques années que bien à mon insu je souffrais de ce mal, je dirais même de cette souffrance. Je crois que pour guérir de cette plaie, les 3 étapes que propose Claudia Rainville sont d’une redoutable efficacité - voir le lien suivant :
Ce test proposé vous aidera à franchir la première étape qui est la prise de conscience. Croyez-moi sur parole cet exercice n’est pas facile, car cette évidence pour beaucoup d’entre nous se terre profondément dans notre subconscient.
J’aurais dû me douter après ma séparation que ma recherche vitale d’un autre partenaire à tout prix était suspecte… que toutes mes péripéties et le non-respect de mes besoins afin de garder un « chum » étaient injustifiables... Le premier pas s’est fait lorsque j’ai compris qu’il valait mieux être seule que mal accompagné!
Par la suite, en 2005, je me choisis et pars sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle, bien décidé à garder le célibat afin de me retrouver. 30 jours après le départ du Puy en Velay, en France, ma rencontre avec Thierry est incontournable, malgré nos bonnes résolutions il nous est forcé d’admettre que la vie nous offre de continuer notre dé« marche » ensemble. À cette étape de ma vie, je n’ai encore aucune conscience de ma dépendance.
Notre retour en 2006 sur le chemin de St-Jacques, mais cette fois-ci de Vézelay, en France, sera déterminante pour éclairer ma lanterne sur cet état de fait, c’est-à-dire, que ma soif d’amour est incommensurable! C’est un banal mal de mollet persistant qui m’a enfin mis la puce à l’oreille. Lorsque je raconte à Thierry, que j’ai mal au muscle des mollets, il me dit simplement que cela est dû au fait que je marche trop vite pour mes capacités. Évidemment, je ne suis pas d’accord avec lui, je lui dis que je marche toujours à la même vitesse! Ayant le temps de cogiter pendant nos longues heures de marche, l’évidence et tous les événements précédents (je marche toujours devant ou presque, lorsque je suis derrière lui il m’arrive de paniquer lorsque je ne le vois plus et assurément lorsque qu’il prend de l’avance je cours ou du moins marche beaucoup plus rapidement d’où mes problèmes…) allument enfin un début de prise de conscience. Après bien des kilomètres je passe à la deuxième étape qui est l’acceptation de la prise de conscience : je suis une dépendante affective ! Je vous laisse faire le test et nous en rediscuterons par la suite. Pour la troisième étape : je passe à l’action, je vous proposerai quelques outils efficaces afin de retrouver votre autonomie affective. Bon test…
En amour comme en gastronomie, il y a ceux qui se nourrissent d’un rien et les insatiables. Et vous, êtes-vous un peu, beaucoup, passionnément accro? Un test pour vous découvrir gourmet, gourmand ou boulimique de l’affect.
Nous avons tous besoin d’amour: les nourritures affectives sont indispensables au développement harmonieux de l’enfant ainsi qu'à l’équilibre quotidien de l’adulte. Mais en amour comme en gastronomie, il y a de gros mangeurs et de petits estomacs. Il y a aussi des dérapages et de véritables tendances boulimiques ou anorexiques en matière d’affection. Et vous, où en êtes-vous avec votre besoin d'amour? Un peu? Beaucoup? Passionnément? Nous vous proposons dix-huit questions pour faire un petit bilan à ce sujet... Pour chacune d’elle choisissez une seule réponse parmi les trois proposées. Si aucune des réponses ne vous correspond parfaitement, optez alors pour celle qui est la plus proche de votre point de vue actuel ou habituel. Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses. Ne passez pas trop de temps sur chaque question, fiez-vous à votre premier mouvement. Et n’oubliez pas: plus vous aurez été sincère dans vos réponses, plus les résultats seront fiables.
1. Quelqu’un que vous aimez bien vous dit qu’il vous apprécie beaucoup:
n Cela vous fait plaisir, y repenser vous donne des ailes pour la journée.
l Cela vous suffit, vous êtes tranquille pour un moment,
vous pouvez passer à autre chose.
u Cela vous fait un bien immense,
et vous aimeriez qu’on vous le redise, là, tout de suite.
2. Vous faites mieux l’amour si :
n Vous venez de connaître une belle réussite dans votre travail,
vous êtes galvanisé(e).
u Vous venez de passer une soirée en tête à tête dans une
ambiance pleine de tendresse, vous êtes sécurisé(e).
l Vous venez de retrouver votre partenaire après une séparation, vous êtes affamé(e).
3. Un proche vous critique:
u Vous êtes très troublé(e)
et vous avez l’impression qu’il ne vous aime plus.
l Vous êtes très agacé(e) et vous avez l'impression qu'il se mêle
de ce qui ne le regarde pas.
n Vous êtes très énervé(e) et vous avez l’impression
qu'il ne fait pas assez d’efforts pour vous comprendre.
4. Une question que vous vous posez souvent
par rapport à votre couple:
u Est-ce qu'il (elle) m'aime « vraiment» ?
n Est-ce que je me sens mieux depuis que je vis en couple?
l Est-ce que je ne renonce pas à trop de choses pour mon couple?
5. Vous avez organisé une soirée entre amis.
Votre souci principal :
l Mettre les invités à l’aise pour qu’ils se sentent comme chez eux.
u Vérifier que personne ne manque de rien
ni ne reste tout seul dans son coin.
n Faire en sorte que la conversation à table soit intéressante.
6. Une épitaphe sur votre tombe (c’est pour dans longtemps, bien sûr…)
u « Il (elle) a été aimé(e) de tous. »
l « C’était un être libre. »
n « Il (elle) nous a tant donné et tant appris.»
7. En amitié:
n Vous aimez retrouver vos amis, ce qui veut dire que vous êtes
capable par moments de les oublier ou de vous en éloigner.
l Vous n'avez pas besoin de voir souvent vos amis pour que
votre amitié perdure. Savoir qu'ils existent vous suffit.
u Vous avez besoin de voir souvent vos amis ou, au moins, de
passer de longs moments avec eux au téléphone.
8. Votre maxime préférée :
u « Il n'y a pas d'amour, il n'y
a que des preuves d'amour» (Jean Cocteau).
n «J'étais tellement amoureux que, dans le taxi,
j’oubliais de regarder le compteur » (Woody Allen).
l «Amour: folie temporaire que l’on peut guérir par le mariage »
(Ambrose Bierce).
9. Vous dirigez une équipe et vous avez une mauvaise nouvelle
à annoncer à vos collaborateurs :
u Vous vous faites pas mal de souci, vous avez tendance à repousser le moment et vous vous demandez: « Comment vont-ils le prendre? »
n Vous réfléchissez beaucoup à la manière dont vous allez l’annoncer,
et vous vous demandez: « Comment leur expliquer ça? »
l Vous préférez dire les choses, le plus tôt possible, vous n'êtes!
pas vraiment à l’aise, mais vous évitez de vous poser trop de questions.
10. Ce que vous reproche votre conjoint:
l « Tu ne me dis jamais que tu m’aimes.»
u « Tu as toujours besoin que je te dise que je t'aime. »
n «Tu ne penses qu’à toi.»
11. Un collègue de travail aurait dit du mal de vous:
u Vous allez vite enquêter pour vérifier ce qui se passe.
l Vous attendez la suite avec une certaine vigilance.
n Vous allez le trouver pour vous expliquer.
12. Ce que vous vous dites quand vous allez mal:
n « Je n’intéresse personne... »
u « Personne ne m’aime! »
l « Je me laisse bouffer par le quotidien…»
13. Si vous étiez une star:
l Vous adoreriez avoir une existence secrète et mystérieuse.
u Vous adoreriez être reconnu(e) dans la rue et avoir des clubs de fans.
n Vous adoreriez être à la une des médias
et donner des conférences de presse.
14. Après une scène de ménage:
u Vous pleurez.
l Vous partez.
n Vous boudez.
15. Vous venez d'être nommé(e) chef.
Un geste pour vos nouveaux collaborateurs:
l Vous offrez à tout le monde une petite augmentation.
u Vous prenez le temps de recevoir et
d’écouter chacun d’eux en tête à tête.
n Vous organisez une semaine de séminaire festif.
16. La pire des choses dans un couple :
u Être plaqué(e)
n Être trompé(e)
l Être étouffé(e)
17. Des amis vous confient leur rejeton à garder pour le week-end. Vous préféreriez :
n Un petit génie avec qui jouer aux échecs.
u Un tout petit bébé à pouponner.
l Un ado avec sa GameBoy.
18. Ce que vous préférez entendre :
u « Je t’aime et je veux rester près de toi. »
n « Je t’admire et j’ai besoin de toi. »
l « Je te fais confiance même si tu es loin de moi. »
VOTRE TOTAL :
u _____
n _____
l _____
CHRONIQUES du 27 janvier 2012
Comment analyser vos réponses ?
Chacune de vos réponses
vous aura donné des points pour l’un des trois profils suivant :
u Vous avez un peu besoin d’amour, et
vous êtes relativement autonome dans ce domaine.
n Vous avez besoin de beaucoup d’amour, et vous marchez à l’affectif.
l Vous avez passionnément besoin d’amour,
votre soif en la matière est très importante. Vous êtes dépendant(e).
Vous pouvez obtenir entre 0 et 18 points
pour chacun des profils : autonome, affectif, dépendant.
aDe 0 à 4 points: ce n’est pas de vous dont on parle
aEntre 5 et 10 points: vous êtes concerné(e) dans certains domaines
ou à certains moments de votre vie affective. Lesquels ?
aDe 11 à 18 points: vous appartenez nettement à la catégorie
décrite; lisez, réfléchissez, vous êtes cerné(e)...
Vous pouvez appartenir à deux catégories en fonction du domaine de votre vie affective: sentimentale, amicale, familiale, sociale.

Votre besoin d’amour est réel, mais limité. Vous êtes capable de vous passer de manifestations d’affection et de tendresse, du moment que cette pénurie ne dure pas longtemps: si vous étiez une voiture, on dirait que vous avez une grande autonomie affective entre deux pleins de gratifications. Savoir qu’une ou plusieurs personnes vous aiment et pensent à vous, cela vous suffit. Vous n’avez pas besoin de les voir, de les toucher; de leur parler tous les jours, encore moins de les entendre vous rappeler leur amour. L’amour vous sert de sécurité, de base arrière pour explorer le monde et conduire votre vie, mais il faut que ce soit un bagage léger et peu contraignant. Cela vous confère incontestablement de nobles qualités: vous n’êtes ni envahissant(e), ni exigeant(e), ni possessif(ve). Vous êtes capable de vous placer au-dessus de la mêlée, de prendre du recul, d’avoir un vrai sens de la justice et de la vérité. Mais vous avez aussi quelques défauts, rédhibitoires (qui constitue un obstacle absolu, une gêne irrémédiable) aux yeux des grands affectifs: vous n’êtes pas très à l’aise dans l’intimité, encore moins pour exprimer vos sentiments. Ce qui vous pose parfois problème dans votre vie sentimentale ou familiale, avec votre conjoint ou vos enfants: il vous semble que votre amour pour eux doit forcément se voir et se sentir, ou ce n’est pas toujours leur avis. Lorsqu’elles vous en veulent, les personnes de votre entourage vous reprochent votre froideur et vos blocages. Alors, un petit effort pour exprimer vos émotions positives. Ce n’est pas si dangereux.

Votre besoin d'amour est important: « J’aime que l’on m’aime » pourrait être votre devise. Vous ne pouvez concevoir de vivre sans amour, quel que soit le domaine. Au travail, avec vos proches, vous avez besoin de vous sentir dans une atmosphère d'émotions positives. C’est seulement comme cela que vous pouvez vous sentir heureux(se) et efficace. Cela fait de vous quelqu'un d’agréable à côtoyer: vous avez le souci des autres comme vous souhaitez qu’on l’ait de vous. Votre besoin de popularité vous pousse volontiers à l’altruisme. Mais vous pouvez, tout aussi facilement, prendre la tête des groupes dans lesquels vous évoluez, tant votre capacité à solidariser et à mettre de « bonnes vibrations » est grande. Pourtant, vous avez, pour les mêmes raisons, quelques défauts: votre besoin effréné de reconnaissance peut vous pousser à la nécessité de séduire et de plaire, et à une certaine instabilité. Du charisme à l’égoïsme, il n’y a qu'un pas. Lorsque vous allez mal, vous pouvez vous montrer exigeant(e), jaloux(se), capricieux(se); les psychiatres diraient « hystéro-narcissique ». Rappelez-vous que tout le monde n’est pas obligé de vous apprécier tout le temps ni pour tout ce que vous faites. Indifférence, neutralité et distance ont aussi leurs vertus.

Votre besoin d'être aimé(e) va très loin : jusqu’à la dépendance, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, c’est que si votre appétit est insatiable, vos capacités à le redistribuer sont elles aussi immenses. Quand vous aimez: vous savez ce que « tomber amoureux » veut dire, vous êtes très fidèle à vos amis et vos enfants sont adorés. Quand vous vous sentez aimé(e) : vos capacités et vos forces sont décuplées. Vous fonctionnez à l’affectif. Mais à cause de votre besoin d’amour et par peur des conflits, vous pouvez vous soumettre à toutes les conditions, tous les abus. Chez certains, le besoin d’amour est intarissable: plus on leur en donne, plus ils en réclament. Dans ce cas, l’amour fonctionne comme une drogue, qui va transitoirement calmer les angoisses et les doutes que vous nourrissez à votre propos; mais à peine apaisés, ces derniers reviennent, et avec eux le besoin de vérifier que l’on vous aime. L’entourage se lasse souvent. Il n’est pas si compliqué de changer: un peu d’affirmation de soi (apprendre à dire non sans casser la relation, faire des critiques sans déclencher de conflits, etc.), un peu de travail sur l’estime de soi (pourquoi lire votre valeur dans l’attention que l’on vous porte ?). Souvenez-vous qu’une fois que quelqu’un vous aime, il n’y a pas de raison pour que cela change.