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mardi 24 novembre 2009

* SYNCHRONICITÉS

LES SYNCHRONICITÉS

« A propos de tout acte d’initiative et de création,
il y a une vérité élémentaire: à savoir qu’au moment
où quelqu’un s’engage avec conviction,
la PROVIDENCE se met de la partie. »
De Johann Wolfang Goethe

Je vous accompagne dans un survol intriguant de la provenance de ce mot et de ses synonymes à travers les siècles. J’ai déniché dans ce petit livre : "La synchronicité", de Michel Granger et Jean Moisset, un trésor d’informations captivantes, telles que : saviez-vous qu’Hippocrate (médecin grec qui vécut en 460 av. J.-C.) soutint qu’il devait exister des affinités cachées dans l’Univers pour mettre ainsi les choses en sympathie ?

Saviez-vous que l’on rencontre des coïncidences signifiantes dans : les calendriers Aztèques, les présages et oracles de l’Antiquité gréco-romaine, le TAO de l’ancienne philosophie chinoise et même l’astrologie, autre bel exemple de synchronicité entre le système solaire et l’individu ?

Saviez-vous que les Tibétains utilisent le principe de synchronicité pour choisir un souverain ? A la mort du Dalaï-Lama, ils envoient un détachement de moines à travers le pays pour voir si un enfant est né juste au même moment. Ce dernier, le Tulkou du défunt, devient le successeur.

Saviez-vous que le terme "Sérendipité", repris récemment, a été adopté comme « la faculté de faire des découvertes heureuses et non prévues par accident »? Ce vocable est tiré de l’ancien conte de fées, "Les trois Princes de Serendip" (Serendip désignant à l’époque le Ceylan devenu depuis, le Sri Lanka) décrivant les incessantes trouvailles par accident, de Leurs Altesses, des choses qu’elles ne cherchaient pas …

Saviez-vous que l’histoire des sciences regorge de tels exemples de ces inventions "sérendipeuses"? : les rayons X, le téflon, la pilule abortive, la dynamite, la photographie, le nylon, en chimie : l’oxygène, l’hélium et en pharmacologie : l’aspirine, la pénicilline et un cas spécial: la découverte de la cyclosporine qui a permis d’éviter la réaction de rejet chez les transplantés.

Saviez-vous que Paul Kammerer (zoologiste autrichien) a développé son idée de la sérialité. Selon lui, il y aurait une force universelle qui agit pour mettre ensemble les gens, les choses, les événements; une force agissant à la manière de la gravitation, non seulement entre les masses, mais entre le temps et l’espace.

Saviez-vous qu’en 1952, à la fin de sa vie, Carl Gustav Jung (médecin et psychologue suisse), un des pères de la psychologie moderne et grand explorateur de la psyché inconsciente humaine, s’intéressa au concept de coïncidences et lui donna le nom de : synchronicité?  Selon Jung, la synchronicité est le principe connectant nos psychés à un événement externe par lequel nous nous sentons en communion avec les autres et avec l’univers, à un niveau profond et signifiant. C’est donc un terme descriptif pour lier deux événements qui le sont, non pas, par une cause et un effet, mais par leur signification mutuelle.

« La coïncidence est le langage de la destinée. »
A. Malraux

Saviez-vous que le phénomène des synchronicités se manifeste par le surgissement imprévisible ou inopiné de pensées, d’actes, de faits ou d’événements, ou encore par la répétition de situations qui, vous situant sur des plans de réalités différentes, n’avaient « aucune raison » de se rencontrer ni aucune probabilité statistique d’apparaître à ce moment-là et à cet endroit-là.  Le propre d’une synchronicité c’est de produire un sens ou une énergie nouvelle qui va permettre un changement de regard, susciter une écoute différente, orienter un questionnement, une réflexion ou une recherche dans une direction et révéler, au-delà des apparences, des possibles et des prévisions, des aspects insoupçonnés de l’existence.

Saviez-vous que Carol Adrienne (Co-auteure de l’ouvrage ""Les Leçons de vie de la Prophétie des Andes"" de James RedfieId) a écrit le livre ""Votre Mission de Vie"" : comment trouver votre place dans le monde grâce à l’intuition et à la synchronicité. Pour Carol Adrienne, les synchronicités constituent des moments dans le temps, au cours desquels nous sommes reliés avec des gens ou certaines informations, d’une façon qui ne peut s’expliquer de manière linéaire. Elles nous obligent à arrêter et à réfléchir.

Saviez-vous que pour Jean Montbourquette (prêtre, psychologue et auteur) les lois de la synchronicité ne tiennent ni du hasard ni d’une explication linéaire de cause à effet. Elles demeurent donc mystérieuses, mais non moins réelles. Tout bien considéré, elles semblent être le fruit d’une orchestration établie par une Intelligence Supérieure que d’aucuns nomment "PROVIDENCE".

Saviez-vous que certaines situations psychologiques, sociales, dramatiques, pathologiques facilitent l’émergence de la synchronicité ? En voici quelques-unes : les états médiumniques et mystiques ; les états modifiés de conscience (rêves, hypnose, coma...) ; le passage de l’adolescence à l’âge adulte ; les bouleversements de la vie familiale ou professionnelle ; la rencontre de l’amour, la solitude, les maladies graves ; la recherche spirituelle ; lors de découvertes scientifiques, de réalisations artistiques, etc.

Maintenant, tout comme moi vous venez d’apprendre que les synchronicités au fil du temps ont toujours été et sont encore, des éléments importants, des cadeaux accessibles nous permettant de contourner certaines embûches dans nos vies. J’aimerais maintenant vous faire part comment, une foule de synchronicités se sont mis en places sur mon chemin,  me conduisant vers le juste endroit que je dois occuper sur cette terre grâce à la complicité de rencontres, d’événements placés providentiellement sur ma route.

En 2005, tout était bien en place pour l’émergence des synchronicités : séparée depuis un an et demi après une vie commune de presque 25 ans, vivant la solitude, une profonde recherche d’identité, une quête de ma mission de vie… Carole est partie....... !

Sous le coup d’une impulsion, en trois semaines de préparation seulement (tout s’est mis en place comme par magie, je n’avais même pas mon passeport en main !) j’étais assise dans l’avion, prête à l’aventure St-Jacques de Compostelle. J’étais partie pour me retrouver "moi " et non pour aller à la rencontre de l’autre (sous quelque forme que ce soit). Et bien, vous devinerez aisément que cela ne s’est pas passé comme prévu. Dès la première journée, (veille de mon départ sur le chemin de pèlerinage au Puy en Velay)  un charmant français, vivant en Martinique, cuisinier, tout à fait bien de sa personne, même mignon, s’intéresse à moi. D’abord surprise et flattée, je me vois, lui indiquer clairement : une fin de non-recevoir. Malgré tout, je le retrouve les jours suivants, mais je tiens bon et je garde mes convictions inébranlables, mais tout de même je prends son numéro de cellulaire, au cas ou… Deux jours plus tard, je me retrouve dans un gîte avec rien que des Allemands(es) et pendant le repas je suis incapable de suivre la conversation pour deux bonnes raisons : je ne parle pas l’allemand et je suis très fiévreuse.  La maladie, la solitude commencent à ébranler mes certitudes et je tente d’appeler mon charmant français. Étrange coïncidence, il n’y a pas de réponse. Ces synchronicités m’informent qu’un chemin de pèlerinage peut se faire dans le partage et le plaisir des bonnes choses de la vie. Aussitôt compris, aussitôt fait. La rencontre de deux adorables Normands et deux charmantes Québécoises avec qui il fait bon partager un verre de vin, un morceau de pain (pas moyen d’éviter la baguette !), l’aligot (une spécialité de l’Aubrac), des éclats de rire (ce qui aide grandement à faire passer le pain !) et même un peu de poésie composée par Jean-Claude. Avec le cœur plus léger, je continue mon chemin en acceptant et appréciant ces cadeaux que la voie de Compostelle dépose sur ma route.

Pour des raisons de prix et de liberté, bien que sachant mes deux nouveaux amis normands dans ce gîte, j’en choisis un autre plus adapté à mes moyens financiers et laissant la porte ouverte à d’autres rencontres. En effet, j’y ai rencontré trois personnes très révélatrices pour le déroulement du reste de mon histoire. Une rencontre me guidant à travers la richesse de l’amitié et les dédales de la libération de la dépendance affective avec Chantal.  Dans la plupart des synchronicités apparues dans ma vie, qui ont trait à mes relations avec les autres, j’ai toujours remarqué qu’il y avait échange, chacun étant le miroir de l’autre et en réunissant nos forces, nos connaissances, il était possible de désamorcer les processus difficiles ou du moins faire un retour sur soi plus constructif. Le même jour, j’ai fait la rencontre de Françoise et Georges et pendant près de deux semaines, sans même nous consulter et sans marcher ensemble, nous nous sommes retrouvés presque tous les soirs. Symboliquement ils ont représenté pour moi "une mère et un père" veillant sur moi, même si les contacts étaient peu nombreux je ressentais profondément leur bienveillance pour moi. Le jour où Françoise devait rentrer chez elle, j’ai repris le chemin en laissant un sillon de larmes sur deux kilomètres. Georges, lui n’ayant jamais fait le pèlerinage, a continué sa route, nous marchions chacun de notre côté, mais réservions maintenant nos gîtes ensemble, comme un bon papa qui veillerait au bien-être de sa fille. De plus, ce charmant français, a grandement incité pour ne pas dire insister et même je pourrais dire grandement contribué à ma rencontre avec Thierry. Sur mes 3000 km de marches en deux ans sur les sentiers de pèlerinages, je peux vous dire que les synchronicités ont été des éclairages bien présents et interactifs dans mes prises de conscience. Il s’agit d’ouvrir l’œil et le bon et pourquoi pas les deux yeux et le cœur ? Parole de Carole, cela facilite la vie dans toutes ses dimensions et nous permet de comprendre que nous sommes tout reliés.

Je commence à sentir chez les lectrices et lecteurs un intérêt plus manifeste. Voilà justement le truc : un intérêt manifeste ! Il faut être suffisamment ouverts, libres, disponibles et aptes à percevoir les ondes et les indices ; par une attitude de lâcher-prise ; par l’écoute de soi, la vigilance, les prises de conscience, s’interroger sur le sens des événements; être disponible aux étonnements, à l’inattendu, à l’inespéré, aux découvertes, aux émerveillements auxquels nous convie l’aventure de la vie… et quelle aventure !

Je me laisse tenter à vous donner encore quelques exemples personnels qui cette fois-ci sont en lien avec l’élaboration du jeu Boîte à outils d’éveil. *En revisitant le document déjà pondu en 2002 sur les synchronicités pour le bien de mon récent travail quelle surprise de me rendre compte que les quatre premiers livres en bibliographie sont tous les quatre édités en 1999, pour moi un beau « clin D’yeux », car symboliquement en numérologie le total de ces chiffres arrive à un qui a comme symbolique le début, le commencement … du projet que je suis en train d’écrire.

* En feuilletant, par rapport à l’outil écriture, des livres à droite à gauche afin de trouver un texte résumant et finalisant ce chapitre ; mes doigts s’emparent du bouquin : au jour le jour recueil de 365 pensées quotidiennes pour y lire ces mots parfaits, J’écris, sur ce que je vis !!!

* À chaque fois que je termine le chapitre sur un outil, je choisis une carte de mon jeu pour savoir quel sera le prochain ? Le tarot de Marseille sera le suivant, l’écriture de ce thème sera pour plus tard, car je m’absente toute la journée. Dans ce laps de temps, je fais un arrêt à la bibliothèque où ma sœur travaille, et à ma grande joie dans les livres usagés à vendre, une synchronicité parfaite : huit volumes pour la modique somme d’un dollar chacun sur les sciences occultes et divinatoires et devinez quoi ? Plus d’une vingtaine de pages que sur le tarot de Marseille. Plus loin dans le temps et dans la même veine, en 2004, je fais une incursion rapide dans une librairie, en quittant le magasin bredouille, s’offre à moi un lot de livre à 15 $ sur le langage secret du tarot qui offrait en prime les 22 cartes des arcanes majeurs. Je m’empresse de faire l’achat : un pour moi, car il faisait partie des outils dont je voulais parler dans mon livre et un pour mon fils François doué dans l’apprentissage de ce jeu.

* Le jour de la rédaction de l’outil Amour, voici le tirage effectué dans le jeu des Cartes de l’enfant intérieur : « (…) Le papillon, qui en Chine symbolise un mariage des âmes, est un grand emblème d’amour. Ce cadeau ailé apporté par votre tirage vient vous rappeler que l’amour, l’unité de l’âme et l’art virevoltent autour de vous, cherchant à entrer dans votre vie. Une renaissance inspirée est en train de se mettre en place. Il est temps de révéler et déployer vos vraies couleurs. Le vol a commencé. »

Pour plus de détails, je vous invite à consulter les ouvrages mentionnés tout au long de ce texte. Mérite également votre attention : le livre de Jean-François Vézina, ""Les hasards nécessaires"" : La synchronicité dans les rencontres qui nous transforment. L’auteur explore de nouvelles voies de compréhension reliées à la passionnante question de la synchronicité relationnelle.

Comme conclusion, je vous laisse cette pensée que j’ai trouvé « tout à fait par hasard ! » à la page 137, dans le livre de Daphné Rose Kingma, ""Maxime d’amour"" ! Et le conseil d'une amie : vivez la vie et recevez en prime ses infinies possibilités de synchronicités !

DONNER UN SENS
« Nous pouvons considérer tout ce que nous faisons ou omettons de faire, tout ce qui nous arrive et devient une partie de nous-mêmes comme des événements signifiants(…). Essayer d’identifier le but et de comprendre la leçon, décoder le message, croire que ce que vous avez fait, ce que vous ferez, ce qui vous arrive, ce que vous créez ou imposez vous-même, répond à un but précis, c'est chercher à donner un sens. Considérer que la vie, le monde et toutes vos actions ont un sens, c'est une façon de reconnaître que, dans son centre, au cœur de son intention et dans toutes ses manifestations, l’univers forme un tout, et qu'un amour irrésistible le nourrit. »