LE TANTRISME
Le tantrisme est un outil que nous voulions explorer en couple, bien qu'il soit possible de le faire seul. Depuis notre rencontre, du 17 juin 2005, sur le chemin de pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, nous étions dans une impasse. Notre rencontre basée sur un coup de foudre de l’âme, comme si à notre insu, sans attirances ni du cœur, ni du corps et sans désir de rencontres, nos âmes elles n’aspiraient qu’à fusionner. Je sentais poindre en moi la peur de retomber dans le piège de la séduction (je dois dire qu’avec ses yeux, j’avais un peu peur de ne point résister) que j’avais employé précédemment dans ma vie afin de remplir un vide de ce regard d’homme qui lui m’apporterait le bonheur. Je me suis vite rassurée devant son air de grand gamin en sentant poindre la naissance d’un amour tout maternel. Bizarrement, dès le lendemain de cette constatation, je me retrouvé auprès de Thierry, sur le bord d’une rivière, en repos bien mérité après ce 25 km, . Ce dernier, s’installe à quelques mètres de moi et voilà qu’en un instant, les larmes descendent en catimini le long de mes joues, me disent à l’oreille leur folle envie d’un rapprochement, j’étais totalement paralysée par ce désir incompréhensible.
Dès le début de notre rencontre, Thierry n'a pas caché la prise de conscience récente, de sa difficulté à entrer en contact physique et intime avec les femmes. Il se lie vite d’amitié fraternelle, mais la relation ne dépasse pas ce stade. Le lendemain, avec cette nouvelle compréhension de la vie de Thierry et ce désir persistant d’approfondir cette rencontre bien au-delà de la séduction, je marche et je prie pour un possible entre nous tout en ayant un mental qui n’en veut pas.
Dès mon départ du Puy en Velay, cathédrale dédiée à la Vierge noire, je me suis mis "copine copine" avec cette Mère compréhensive et aimante. Bien qu’ayant de la difficulté à me souvenir de mon "Je vous salue Marie", me voici sur les chemins à réciter cette prière. Au fil du parcours, je prie pour moi et pour mes proches. Me voici donc, quatre jours après notre rencontre, à marcher dans les pas de Thierry et c’est avec ferveur que je m’adresse à la Vierge lui demandant que Thierry accepte d’être accueilli dans mes bras. Trente minutes plus tard, nous voici à Eunate, chapelle espagnole émergeant au centre d’un champ de blé. Nous nous sentons interpellés dans ce lieu béni par Marie et la douce musique qui s’y fait entendre.
Après un temps, je m’installe à l'extérieur dans un cloître magnifique ou prière, amour, larmes, fatigue, désir profond de serrer Thierry sur mon cœur s’entremêlent. Bien des minutes passent, toujours bien adossée à ces pierres, je me sens en paix et bien accompagnée par Marie. Thierry arrive, les yeux encore gonflés de tous ces pleurs qu’il a laissé couler, dans un moment de grâce, inoubliable. Je lui ouvre les bras : corps à corps, cœur à cœur nos âmes disent oui, je le veux.
Dorénavant, nous nous sentirons toujours guidés et protégés par Marie.
Après un temps, je m’installe à l'extérieur dans un cloître magnifique ou prière, amour, larmes, fatigue, désir profond de serrer Thierry sur mon cœur s’entremêlent. Bien des minutes passent, toujours bien adossée à ces pierres, je me sens en paix et bien accompagnée par Marie. Thierry arrive, les yeux encore gonflés de tous ces pleurs qu’il a laissé couler, dans un moment de grâce, inoubliable. Je lui ouvre les bras : corps à corps, cœur à cœur nos âmes disent oui, je le veux.
Dorénavant, nous nous sentirons toujours guidés et protégés par Marie.
Par contre, il y a un mais, cette belle histoire d’amour nous a permis de nous rencontrer au niveau spirituel, psychologique, mais chacune de nos blessures ont fait en sorte qu’après deux ans il a encore des difficultés à concilier le cœur et le corps. Bien des mythes entourent la sexualité: l’amour est-ce conciliable sur notre chemin spirituel ? A partir de ce constat et du sage conseil d’une amie nous sommes partis vivre l’aventure du tantrisme. Pendant dix jours intenses, une vague de transformations m’a jeté par terre. Jamais, je n’aurais cru possible, en si peu de temps, de vivre des changements aussi profonds. Un univers inconnu entrait dans ma vie, dans nos vies. Dans les paragraphes qui suivront, j’expliquerai en mes mots, des brides de transformations vécues, en comprenant bien que pour chaque personne le chemin sera différent.
Je laisserai Thierry exprimer son expérience, de son point de vue d’homme.
Je laisserai Thierry exprimer son expérience, de son point de vue d’homme.
Tout d’abord afin d’être la plus juste dans mes explications sur le tantrisme, j’emprunte des extraits du livre de Ma Premo et Geet Éthier, « La célébration sexuelle » :
« La tradition tantrique représente la circulation de l’énergie vitale par un arbre de vie au long duquel sont répartis sept centres différents. Sortes de foyers énergétiques, ces centres s’appellent aussi “roues rayonnantes” ou “chakras”. L’image de l’arbre est très suggestive. En contact direct avec la terre, il en pulse la sève à partir de ses racines puis la transporte vers le tronc jusqu’aux branches pour enfin donner naissance aux feuilles, aux fleurs, et aux fruits; l’arbre représente l’ouverture vers le soleil et la lumière. Ces images de l’arbre de vie et des roues d’énergie sont employées en Occident, alors que l’Inde utilise l’image du serpent se mordant la queue, endormi à la base de notre colonne vertébrale.
Quelle que soit la représentation utilisée, toutes les traditions placent les centres d’énergie le long de la colonne vertébrale. Ils ne sont pas directement dans le corps physique, mais dans le corps d’énergie aussi appelé ”corps ethérique“. Les liens entre le corps d’énergie et le corps physique se font par le biais des plexus nerveux et des glandes endocrines.
Les centres d’énergie ont une racine à l’arrière, près de la colonne vertébrale, et une ouverture conique vers l’avant du corps : on peut les sentir aussi bien par-derrière que par devant.
Lorsque l’énergie vitale ne s’exprime qu’à travers la génitalité et ne monte pas allumer les autres centres, le plaisir se trouve restreint à ses racines; la charge est dispersée avant même d’avoir pu se réverbérer et d’avoir fait vibrer les autres résonateurs du plaisir (les dimensions de l’être et les zones du corps). La fixation énergétique au premier centre est connue sous le nom “d’horizontalité”; la dépasser demande un minimum de connaissances et d’expérimentation.
À l’opposé, la “verticalité” est la montée et la diffusion de l’énergie vitale vers les autres centres; l’être et l’organisme entiers se trouvent mobilisés dans un élan naturel qui rapproche les partenaires. De cette façon, ces derniers parviennent à s’habiter l’un l’autre et s’approchent d’une réelle fusion au lieu d’un simple plaisir éphémère. L’orgasme dans la relaxation est varié et nourrissant, il ne laisse aucune impression d’aigreur et de manque, n’épuise pas, et le coït dure plus longtemps. Il est multiple, se présente sous forme de vagues et de vallées. Son existence donne lieu à des moments de communion, de silence, de gratitude dans la seule présence des amants, sans même qu’il y ait contact génital, à des débordements qui, par la suite, surviennent aussi dans les moments de solitude.
À l’opposé, la “verticalité” est la montée et la diffusion de l’énergie vitale vers les autres centres; l’être et l’organisme entiers se trouvent mobilisés dans un élan naturel qui rapproche les partenaires. De cette façon, ces derniers parviennent à s’habiter l’un l’autre et s’approchent d’une réelle fusion au lieu d’un simple plaisir éphémère. L’orgasme dans la relaxation est varié et nourrissant, il ne laisse aucune impression d’aigreur et de manque, n’épuise pas, et le coït dure plus longtemps. Il est multiple, se présente sous forme de vagues et de vallées. Son existence donne lieu à des moments de communion, de silence, de gratitude dans la seule présence des amants, sans même qu’il y ait contact génital, à des débordements qui, par la suite, surviennent aussi dans les moments de solitude.
(…) Mis en mouvement par la vague d’excitation, le flot d’énergie vitale, habituellement emprisonné dans le premier centre éveille sur son passage les émotions réprimées. Le plaisir est proprement castré quand cette richesse humaine est ravalée au lieu d’être partagée.
(…) Le plaisir est, un guérisseur, un choix, une porte… Loin d’être un acquis, il se cultive : il est une pratique, un guide qui permet de dégager les corps, le cœur et l’esprit de la prison de leurs blessures… Le feu puissant du désir peut servir à l’ouverture de la conscience et permet de nous mouvoir sur la voie imprévisible du cœur.
En contact direct avec la terre, il en pulse la sève à partir de ses racines puis la transporte vers le tronc jusqu’aux branches pour enfin donner naissance aux feuilles, aux fleurs, et aux fruits; l’arbre représente l’ouverture vers le soleil et la lumière.
Je vous invite à vous procurer le livre qui apporte un éclairage intéressant et complet sur le tantrisme. Ses illustrations et ses exercices en font un ouvrage à consulter fréquemment. Je vous recommande également les stages de Tantra de Ma Premo que j’ai suivi et vous recommande vivement.
Durant ce stage, divers moyens ont été utilisés afin de nourrir cette sève – énergie vitale – première étape qui s’est faite par la danse qui favorise le contact avec le sol, la plante des pieds mise en contact avec le sol, lui fournit l’énergie de la terre mère. La musique douce, réveil des sens, parfum auditif nourrissant la base de notre être. Différents exercices pour se réapproprier notre corps et en évacuer la honte. Des rituels afin d’honorer notre féminin sacré. Incontournable éveil des sens par le toucher, cela va sans dire, avec un respect total de chaque participant(e). Les cercles de partages ou, bâton de paroles en main, nous avons pu exprimer nos souffrances, notre mal-être. Toute cette propension d’énergie et sa pulsion vers les branches, les fruits et le centre de mon cœur, comme une baguette magique eut un effet transformateur incroyable.
Mon âme étant prête pour tout cela et l'ayant même demandé inconsciemment, a injecté dans mon être ce pouvoir guérissant. J’y ai revécu des blessures de trahison qui ont fait émerger de moi tout ce venin dans une colère terrible. Cela a permis de contacter cette souffrance, d’en prendre conscience et de la libérer. Symboliquement, j’ai parcouru un chemin de croix, suis morte et suis ressuscitée… les mots semblent fort, mais je puis vous assurer que la transformation a été à ce point : un cycle de mort/vie, une renaissance. Je vous invite à vous procurer le livre qui apporte un éclairage intéressant et complet sur le tantrisme. Ses illustrations et ses exercices en font un ouvrage à consulter fréquemment. Je vous recommande également les stages de Tantra de Ma Premo que j’ai suivi et vous recommande vivement.
Durant ce stage, divers moyens ont été utilisés afin de nourrir cette sève – énergie vitale – première étape qui s’est faite par la danse qui favorise le contact avec le sol, la plante des pieds mise en contact avec le sol, lui fournit l’énergie de la terre mère. La musique douce, réveil des sens, parfum auditif nourrissant la base de notre être. Différents exercices pour se réapproprier notre corps et en évacuer la honte. Des rituels afin d’honorer notre féminin sacré. Incontournable éveil des sens par le toucher, cela va sans dire, avec un respect total de chaque participant(e). Les cercles de partages ou, bâton de paroles en main, nous avons pu exprimer nos souffrances, notre mal-être. Toute cette propension d’énergie et sa pulsion vers les branches, les fruits et le centre de mon cœur, comme une baguette magique eut un effet transformateur incroyable.
Ce passage m’a amenée vers une libération de toutes les souffrances des femmes que je portais et qui étaient devenues pour moi la plus lourde des croix et qui me feraient, dans une mort certaine, de la joie et du plaisir. Comment vivre heureuse, épanouie dans la joie et le plaisir pendant que tout l’inconscient collectif féminin a pris ancrage en moi? Quelle orgueil, comme me l’a si bien soulignée Ma Premo avec beaucoup d’amour! Oui, elle a osé cet affront, placé une sauveuse comme moi au rang de piètre orgueilleuse. Je lui dois un grand merci, car elle a participé au processus de résurrection. Cette femme, chaman, pionnière de la sexualité sacrée a été d’abord et avant tout une mère bienveillante, à l’écoute de mes souffrances, me berçant doucement sur son sein j’ai eu le sentiment d’être portée par Gaïa elle-même. Ce fut le début d’une réconciliation avec la femme, la déesse si longtemps ensevelie sous le poids de fausses croyances. Maintenant, j’ai la conviction ultime que la sexualité sacrée connaît le chemin et la réconciliation du corps et de mon cœur. La route se poursuit dans cette voie, le retour à mon essence.
Leçon importante : j’ai la responsabilité de ma sexualité, de mon bonheur, de ma joie ce qui n’empêche pas de la partager, au contraire elle se multiplie à travers ma rencontre avec l’autre, mais d’abord il me faut faire cette traversée. Tous, peuvent participer à ces rencontres : jeunes, moins jeunes, tous les formats, tous les sexes, célibataires, couples et tous les autres que j’ai pu oublier.
« Il existe des spiritualités sans foi ni dieu, faites d’un éveil digne à un mystérieux contentement. Le zen, l’alchimie et le tantra en sont des exemples. Briser la chaîne des violences que l’on se fait pour laisser émerger l’être de lumière au cœur de soi, le divin, en est l’essence. Le sexe, un sexe beau et bon, en est l’une des voies, l’un des ”sacrements“, car dans son essence l’orgasme est une expérience spirituelle; l’ignorer ou le refuser, c’est se mutiler, c’est se priver des bonheurs de la maturation. (…) La sexualité sacrée n’est pas une cour des miracles, et certaines blessures nous suivront jusqu’à notre dernier souffle. Mais une réconciliation peut survenir par rapport à la blessure, une transformation, un recentrage, qui permettent à l’individu de laisser s’épanouir la part de beauté qu’il a en propre. » Extrait du prélude de La célébration sexuelle.
Le texte suivant provient d’un livre ou Marie, par canalisation, cherche à nous aider en connaissant ces énergies et afin
que nous les utilisions pour nous guérir, nous transformer et transformer notre monde. « Elle essaie aussi de nous guérir de l’une des principales maladies du monde moderne : la mauvaise utilisation de l’énergie sexuelle. » Page 2 (…)
« Le courant et l’explosion d’énergie dans l’union sexuelle ne peuvent se produire que lorsque l’amour est présent. C’est seulement avec l’amour que l’union sexuelle peut devenir une expérience spirituelle. Sans amour, nous dit Marie, cela n’est que du sexe pour le sexe.
Quand l’amour est présent, cela transforme cette expérience en quelque chose d’impossible à comprendre totalement, comme nous le dit Marie :
Quand l’amour est présent, cela transforme cette expérience en quelque chose d’impossible à comprendre totalement, comme nous le dit Marie :
Il est important de le faire avec amour. C’est une expérience spirituelle. Ce n’est pas une expérience charnelle. Si c’est charnel, ce n’est que du sexe pour le plaisir physique. Avec l’amour, cela va bien au-delà. Peu de gens le comprennent, tout comme peu de gens comprennent Dieu.
Quand vous faites l’amour, et spécialement au moment de l’orgasme, c’est comme si un voile était levé, mettant les amants en contact avec l’amour cosmique. À mesure que les énergies sexuelles amènent les amoureux au-delà de leur état de conscience ordinaire, elles les ouvrent à une expérience directe du divin. Ils ressentent une intensification du plaisir physique, et à ce même moment, leurs âmes font l’expérience d’un état d’extase et de bien au-delà du niveau physique. Cette expérience de l’amour divin atteint son apogée au moment de l’explosion d’amour et de lumière produite par l’orgasme. » Page 7 de La Voie de Marie : l’Amour Romantique comme chemin vers Dieu. Publication originale en anglais par Michelle Rios, Rice Hennelly et R. Kevin Hennelly. Our Lady of Light Publications, Sante Fe, New Mexico. Traduction des chapitres 4, 5 et 6 par Soleil Levant