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vendredi 13 novembre 2009

* MÉDITATION

LA MÉDITATION

Je passe la plume à Thierry, car c’est lui qui m’a initiée à la méditation.
Par la suite, je vous présenterai quelques-unes de mes trouvailles sur la méditation avec des références intéressantes pour explorer cet outil plus en profondeur si vous le désirez. A vous de jouer!

Hum, méditons… Tiens le voisin rentre sa poubelle.  Hum, méditons… Il m’a vraiment énervé l’autre, bon d’accord, Prost est un très bon organisateur qui sait fédérer son équipe, mais Senna quel talent, quel coup de volant, les courbes de sa trajectoire semblent majestueuses et puis… Ha! oui, méditons… Bon, il faut penser au repas du réveillon de Noël, une salade avocat et crevettes pour commencer, la dinde aux marrons, oups! J’allais oublier des huîtres… Holà! Méditons… J’ai besoin de plus de bois pour cet hiver, si je coupe cet arbre près du ruisseau cela me fera une demi-corde de plus… Hé, je ne suis pas là pour discuter avec mon mental!  Méditons… J’ai mal aux jambes et au dos… Je suis là pour méditer !  
J’ai de plus en plus mal au dos.  Arrêtons de méditer.

Voilà ce que donnaient mes premières méditations.  Evidemment, pour certains c’est plus facile, mais pour une majorité,  ce que je viens de décrire plus haut, est la réalité.

La première phase : trouver une position stable et confortable dans un endroit tranquille, car quand on médite:  la souffrance du corps ou le bruit,  tout est amplifié. 
Ensuite, il y a l’entrée en matière et des ancrages à faire par des respirations, des chants (le OM par exemple) ou des visualisations.

Dans le vif du sujet : il y a la phase méditative.
Il y a deux formes principales, soit une méditation sur le rien (ou le tout), ou bien une méditation sur un objet : flamme, respiration, visualisation, images, etc.
Surtout, ne pas axer les méditations sur les problèmes du jour.

Vous vous souvenez des difficultés du début, reprenons avec la méditation avec la flamme.
Lorsqu’une pensée surgit, il est préférable de l’accueillir, de la laisser passer, puis de revenir à la flamme comme au début de l’exemple.   Dès que l’on s’énerve comme à la fin de l’exemple, la méditation cesse rapidement. Vous pouvez toutefois revenir en vous concentrant sur votre respiration, la calmer, peut vous recentrer. Ne rien forcer, il est préférable de sortir d’une méditation que de s’imposer une séance de torture qui vous dégoutera.
Idéalement, commencer par cinq minutes et augmenter progressivement le temps de la méditation.

La dernière phase est le retour à la réalité, reprendre conscience de sa respiration, de son corps, commencer à bouger, bailler, s’étirer et enfin ouvrir les yeux et respecter son rythme.

Voilà une description générale, mais pour moi, lorsque l’on « part dans la lune » on se retrouve très près d’une phase méditative si l’on tourne vers une présence accrue à soi-même et non dans une fuite.
Les bienfaits de la méditation sont dans l’ouverture du cœur et dans les trouvailles des solutions à vos problèmes…« Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt? » car c’est une ouverture envers la Connaissance Universelle qui est très bien expliquée par cet extrait du livre* « Le Maître en soi » de Pierre Lessard et France Gauthier :

« (…) souvent sur votre chemin vous êtes distrait par des questions mentales, intellectuelles qui ne sont pas véritablement reliées à votre essence et qui ne vous aident pas dans votre voie d’évolution. En d’autres termes, vous avez de la difficulté à aller vers la méditation ou la contemplation parce qu’il y a une forme d’impatience et d’ignorance dans la recherche de réponses et de satisfactions là où vous ne pouvez les trouver. Et nous en revenons au conflit réel avec vous-même. (…)
Se pourrait-il que si, pendant 30 ans, après avoir été guidé en ce sens (de l’excès de réflexion mentale), vous ayez choisi avec détermination et peut-être même acharnement de trouver les solutions de façon intellectuelle, qu’il faille une période pour vous autoriser à ce que le mental cesse de chercher des réponses ? Une période pour que vous puissiez vous abandonner aux sensations de l’énergie, des vibrations en vous qui vous apportent les véritables éclairages ?
Alors, il faille une présence. Et il faille une certaine connaissance. Il faille ressentir au plus profond de vous ce que signifie vous aimer, vous respecter, vous honorer. Ce faisant, vous pourrez choisir d’aller vers toutes ces sensations de votre Être, qui s’intensifient dans les sensations de la vie et de l’Univers, qui, elles, se retrouvent dans la contemplation et la méditation. (…) Nous vous dirons que, pour méditer, vous pouvez simplement l’autoriser intérieurement. Vous autorisez un moment de disponibilité à la vie. C’est le premier pas. Puis, vous choisissez une posture qui vous permet une libre circulation de l’énergie en vous. Votre colonne vertébrale est bien alignée dans la verticalité. L’Énergie circule. Vous respirez doucement, en profondeur, mais sans effort, et vous goûtez le moment, simplement. Vous ne tentez pas de répondre à quelques questions que ce soit, vous ne cherchez rien, vous ne provoquez rien. Vous respirez en douceur, en profondeur.
Si une pensée s’est présentée et que vous vous rendez compte que vous avez pensé longuement à elle, au moment où vous vous en rendez compte, vous laissez aller. Vous respirez. Pour vous aider, vous pouvez porter votre attention sur votre respiration. Que votre intention soit simplement de goûter votre vibration, de goûter les vibrations de tout ce qui vous entoure, d’être là, présent avec le Tout. Qu’il en soit ainsi, comme vous le dites si bien. Que celui qui veut entendre entende

La méditation selon Dan Millman

« Nous pouvons tous nous asseoir sans bouger, nous fermer les yeux quelques minutes et respirer. Nous pouvons avoir l'air de méditer, mais, en fait, être en train de sombrer dans le sommeil ou la rêverie. S’asseoir sans bouger et plonger à l’intérieur de soi peut ouvrir la porte à des idées créatrices, mais ne constitue pas nécessairement une véritable méditation.  La méditation naît d’un double engagement: faire la lumière sur nos pensées, puis les laisser passer sans s’y attacher. Cela requiert une intention claire quant au but de « s’asseoir, tout simplement ».


D’autre part, il n’est pas toujours nécessaire de s’asseoir pour méditer; nous pouvons méditer debout, couchés ou en marchant – pourvu que nous demeurions attentifs et que nous nous en tenions à notre rôle de témoins, laissant notre attention se fixer sur autre chose que nos pensées.  Lorsque nous marchons ou nous adonnons à un sport ou à une autre forme d’activité, nous pouvons pratiquer la méditation dynamique; nous pouvons aussi le faire en prêtant attention à ce que nous faisons quand nous conduisons notre voiture – particulièrement sur une piste de course, où il y a moins de chances que notre attention vagabonde – ou quand nous jouons à un jeu vidéo, par exemple. En fait, n’importe quel geste posé au cours de la journée, que ce soit lacer nos souliers ou prendre notre petit déjeuner, peut devenir une méditation si nous lui accordons notre attention totale et consciente, plutôt que de laisser notre attention errer dans le royaume de la pensée incohérente.

Balises du méditant

Si nous nous engageons délibérément et consciemment à méditer régulièrement, les principes suivants, qui s’appuient sur la connaissance du Moi basique, peuvent s’avérer utiles:


1. Prenez l’engagement de méditer tous les jours, quoi qu’il advienne, même si ce n’est que quelques minutes. Méditer vingt minutes par jour donne de bien meilleurs résultats que méditer une heure une fois ou deux par semaine. Mieux vaut méditer dix minutes – ou cinq, ou même une minute – que de ne pas méditer du tout.

2. Dans la mesure du possible, méditez toujours au même endroit et à peu près à la même heure. Le Moi basique, qui adore les comportements familiers, va vous aider à fixer votre attention plus rapidement et plus aisément si la méditation s’inscrit dans une routine.

3. Arrêtez le monde. Assurez-vous que personne ne vous dérangera; débranchez le téléphone, verrouillez la porte et installez-y une affiche «Prière de ne pas déranger ».
Si vous ne vous retirez pas complètement du monde, votre subconscient ne vous laissera pas entrer aussi profondément en vous-même.

4. Faites de votre séance de méditation une activité spéciale, un moment sacré; plus elle devient un rituel privilégié, plus le Moi basique y consacrera d’énergie et d’attention.

5. Assurez-vous d’être installé confortablement. N’ayez l’estomac ni trop plein, ni trop creux. Videz votre vessie. Evitez les distractions physiques qui vous cantonnent dans la conscience physique.

6. Ne faites pas d’effort. Méditez sans porter de jugements, sans vous attacher aux résultats.
Restez détendu, sans forcer, serein.


7. Adoptez la posture qui vous va le mieux; aucune posture ne convient à tout le monde.
Vous pouvez vous asseoir par terre, sur un coussin, ou sur une chaise; ou vous pouvez vous étendre (mais ne vous endormez pas!).

8. Gardez la colonne droite, l’abdomen détendu, le dessus arrière de la tête tiré vers le haut; respirez avec aisance, la langue contre le palais, les mâchoires, les épaules et le reste du corps détendus.


« La seule porte de sortie est à l'intérieur.»
– Auteur anonyme


Bienfaits de la méditation

La méditation nous aide à plusieurs niveaux, depuis la simple libération du stress – saine détente, repos et régénération – chez le débutant, à des formes plus poussées d’affranchissement de la pensée. La pratique régulière de la méditation procure aussi les bienfaits suivants au milieu de la vie quotidienne:


1. Nous devenons plus centrés et nous mettons à répondre à notre environnement plutôt qu’à y réagir, parce que nous pensons moins et ressentons davantage. Par « moins penser »,  j’entends que nous nous laissons moins distraire par les pensées fortuites et pouvons ainsi mieux nous concentrer et faire un meilleur usage des capacités naturelles de notre cerveau.

2. Notre conscience s’élargit pour s’ouvrir à des dimensions subtiles de la vie; alors qu’auparavant, nous remarquions surtout ses aspects matériels grossiers, nous acquérons un sens plus fin de l’énergie et de l’intuition.

3. Le mur qui sépare le rêve de la veille s’amincit, ce qui nous permet de nous souvenir plus facilement de nos rêves et de recevoir d’utiles messages de notre Moi basique.

4. Nous nous sentons en rapport plus étroit avec l’Esprit et commençons à percevoir un monde unifié, global. La pratique de la méditation nous ouvre à notre nature spirituelle, où nous trouvons plus de cœur et de vérité dans l’essence de la voie spirituelle ou religieuse que nous décidons de suivre, quelle qu’elle soit.


5. Des études soigneusement menées ont mis en lumière de nombreux autres avantages de la méditation, dont une créativité accrue, une durée de vie supérieure, moins de maladies et beaucoup moins de tensions et de stress… »


Extrait du livre de Dan Millman :
 « La voie du guerrier pacifique. »

 « Telos III », par la voix d’Ahnahmar (Etre de lumière) transmise par Aurelia Louise Jones à la page 44-45,  nous propose des enseignements pour développer notre cœur et notre esprit. « Ce mental n’est pas conçu pour s’abandonner. C’est un outil merveilleux doué d’un formidable potentiel pour le traitement et le partage des expériences entre humains. Et pourtant, ce mental inférieur n’est jamais celui qui devrait prendre les décisions ou choisir. Il ne fait pas autorité sur ce que vous devriez faire ou être dans la vie. Seul votre cœur sait. Ainsi, le second pas devient une pratique quotidienne consistant à vous dissocier du bavardage incessant de votre mental inférieur.
Cette pratique permet à votre conscience d’être à l’écoute de fréquences subtiles émanant de la sagesse de votre cœur.

Une méthode simple, mais efficace pour y parvenir
 consiste à diriger votre attention
sur le son des battements de votre cœur.

Détournez votre attention de la voix du mental inférieur et tendez l’oreille jusqu’à ce que vous ressentiez et entendiez le rythme de votre cœur dans votre corps tout entier.   Si besoin est, posez les doigts sur un endroit de votre corps où vous pouvez sentir votre rythme cardiaque.
Par la suite, laissez-vous entraîner par ce courant rythmique jusqu’à ce que vous perceviez que vous ne faites qu’un avec le centre de votre être. (…) un retour à la fréquence du cœur vous reconnecte à l’énergie du divin, qui pourra ensuite vous guider afin de vous souvenir de votre identité et de revenir à la pleine conscience. »

BONNE MÉDITATION!